La ministre de la Cybersécurité et du Numérique, France-Élaine Duranceau, a annoncé hier la signature d’une entente de coopération en intelligence artificielle (IA) avec son homologue albertain, Nate Glubish, ministre des Technologies et de l’Innovation.
D’une durée de cinq ans et sans engagement financier, cette entente vise à « accélérer le déploiement de l’intelligence artificielle au sein de l’administration publique québécoise ». Les deux gouvernements souhaitent ainsi améliorer la performance et l’efficacité de leur administration publique respective tout en offrant aux citoyens et aux entreprises des services publics « plus simples, plus rapides et mieux adaptés à leurs besoins ».
L’accord prévoit notamment un partage des connaissances et des meilleures pratiques en matière d’IA entre le Québec et l’Alberta. Les deux provinces comptent également mettre en commun des « actifs technologiques réutilisables » ainsi que des formations, des programmes de requalification et des mesures d’accompagnement destinés au personnel de la fonction publique. Elle vise par ailleurs à renforcer leurs expertises dans plusieurs domaines, dont la cybersécurité, la protection de la vie privée et la gestion des risques associés à l’IA.
« Cette collaboration s'inscrit pleinement dans notre volonté de bâtir un État plus simple, plus performant et plus efficace. En mettant en commun nos expertises, le Québec et l'Alberta misent sur les solutions déjà développées par chacun des deux gouvernements plutôt que de repartir à zéro. », a déclaré France-Élaine Duranceau.
Selon le gouvernement du Québec, cette coopération devrait favoriser le passage des projets pilotes à des déploiements à grande échelle. Les retombées attendues incluent une réduction des délais de traitement, un accès amélioré à l’information gouvernementale, une meilleure qualité de service dans les centres de services à la clientèle ainsi que le développement de services publics plus proactifs et personnalisés.