À l’approche de la prochaine campagne électorale provinciale, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) presse l’ensemble des partis politiques de s’engager à mettre sur pied un Observatoire québécois de l’habitation.
L’organisme estime qu’une telle instance permettrait de mieux anticiper les besoins en logement de la population québécoise et de prévenir les futures crises de l’habitation en colligeant des données fiables et actuelles. Selon elle, un observatoire indépendant serait également plus à même d’analyser ces données, en plus d'outiller adéquatement les différents ministères impliqués dans l'habitation.
« Nous prenons aujourd'hui des décisions qui engageront le Québec pour des décennies. Il faut prendre conscience des particularités du modèle québécois et avoir une lecture plus fine des besoins de la population, où qu'elle soit sur le continuum d'habitation. Un observatoire nous permettra de mieux orienter les investissements publics et privés et d'éviter des solutions mur à mur qui déplacent les problèmes d'un maillon du continuum de l'habitation à un autre. », mentionne Nathalie Mercier, directrice générale de la CORPIQ.
L’organisme propose que la nouvelle structure ait notamment pour mandat de formuler des recommandations visant un meilleur arrimage entre l’évolution démographique, la formation des ménages et les politiques publiques favorisant les mises en chantier. La CORPIQ estime qu’une meilleure compréhension de ces facteurs permettrait de construire les bons types de logements au moment opportun et dans les secteurs où les besoins sont les plus importants.
L’observatoire aurait également pour rôle d’analyser les besoins démographiques régionaux en tenant compte des réalités économiques et du marché de l’emploi propres à chaque municipalité. Il pourrait aussi produire des projections démographiques locales afin d’aider les villes à mieux planifier leurs infrastructures et leurs projets de développement résidentiel.
Par ailleurs, la CORPIQ souhaite que l’organisme se penche sur les facteurs qui influencent le coût de l’habitation ainsi que sur l’offre disponible à chacune des étapes du continuum résidentiel. Ses analyses devraient mener à des recommandations destinées au gouvernement du Québec pour mieux accompagner les différentes clientèles et limiter les répercussions des enjeux de logement sur la population.
Enfin, l’observatoire serait chargé de publier régulièrement des données sur les taux d’inoccupation par région et par municipalité. Il pourrait également émettre des recommandations concernant les mises en chantier requises pour chaque type d’habitation afin de mieux répondre aux besoins de la population.