Chroniques

Temps de lecture : 1 min 43 s

La pression sur Yannick Jean

Le 25 décembre 2025 — Modifié à 13 h 37 min le 23 décembre 2025
Par Mark Dickey

Ce n’est pas une cachette pour personne. Cette saison, les Saguenéens de Chicoutimi sont « all-in ». Au moment où j’écris ces lignes, l’équipe a déjà fait l’acquisition des défenseurs Tomas Lavoie et Alexis Bernier ainsi que de l’attaquant Mavrick Lachance. Pour ceux qui ne suivent pas les activités de la LHJMQ avec assiduité, il s’agit là de trois joueurs importants qui auront un impact immédiat avec les Sags. Il ne s’agit pas là d’un rapiéçage de 4e trio. Le prix à payer est certes élevé, mais, quand tu veux te payer du luxe, tu ne vas pas au Dollarama !

Yannick Jean, le directeur général, n’avait guère d’autre choix que d’hypothéquer l’avenir pour tenter le grand coup cette saison, celui qui doit composer avec la perte du défenseur Alex Huang et de l’attaquant Benjamin Lecompte au profit de la NCAA l’an prochain. Que dire de Maxim Massé, qui progresse à pas de géant cette saison et qui est potentiellement en train de se magasiner un contrat avec les Ducks d’Anaheim, risquant par le fait même de passer chez les pros. Je suis d’accord, la saison 2026-27 risque de ne pas être mémorable alors le DG doit mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Yannick Jean, le coach, aura toute la pression. Il devra s’assurer que la chimie d’équipe demeure intacte en 2e moitié de saison, s’assurer que certains joueurs laissent leurs égos de
côté et acceptent un rôle réduit en échange d’une bague. Sur papier, l’équipe est vraiment impressionnante. Moi, qui suis plutôt un pessimiste- réaliste dans mes prédictions, voilà que je me sens soudainement habité par un sentiment d’enthousiasme. Que ce soit dans les filets, à la défensive et chez les attaquants, cette équipe- là est digne d’un trophée. Peut-être même 2.

Maintenant, il faut espérer que les blessures et les impondérables ne viendront pas brouiller  les cartes. Souvenez-vous, les Saguenéens avaient un sapré bon club en mars 2020. On connaît la suite. En plus d’être anormalement enthousiasmé, voilà que je me sens épris
d’un certain romantisme. La dernière fois que les Sags ont soulevé la coupe du président, c’était le 9 mai 1994. J’avais 19 ans, j’y étais. Sur la glace, un défenseur de 18 ans qui avait connu d’excellentes séries soulevait le trophée. Son nom ? Yannick Jean. 32 ans plus tard, il me semble que les astres sont dus pour être alignés. Yannick Jean le mérite, les joueurs le méritent et vous savez quoi ? On le mérite aussi !

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 29 août 2026

Une grosse leçon aux influenceurs

Si vous fréquentez ne serait-ce qu'un peu les réseaux sociaux, vous avez sûrement entendu parler des influenceurs sur le bateau à Miami et de la controverse qui s'en est suivie avec les propos sexistes d'un bijoutier de Québec. Je n'ai pas envie de m'en prendre à ces créateurs de contenu. Toutefois, il faut se poser beaucoup de questions relatives à ...

Publié le 27 août 2026

Allergique aux moules

Il paraît qu'en tant que parent, je devrais célébrer la rentrée. Enfin le retour à la routine! Les beaux petits lunchs pis les crayons neufs, les étiquettes d’identification, le retour à la ‘normale’ dans une ambiance bercée d’une douce odeur automnale et le retour prochain de STAT… Ark. Qu’on se comprenne, c'est pas que je n'aime pas l'école (ou ...

Publié le 22 août 2026

À partir de combien ?

Ça prend combien d’argent pour que ça bascule dans la tête d’un humain ? Je ne parle pas d’être riche comme dans « oui, j’accepte l’extra bacon dans mon sous-marin’’. Je parle d’être riche au point où l’argent n’est plus vraiment de l’argent et devient du pouvoir, quand il te permet de régler la plupart des problèmes en sortant une carte de ...