Êtes-vous aussi fatigués que moi ? Pour ceux et celles qui ont suivi les Canadiens de Montréal et les Saguenéens de Chicoutimi, les dernières semaines ont été particulièrement intenses. Entre les matchs qui s’étirent en prolongation, les fins de soirée qui dépassent souvent 23 h et, bien sûr, le décalage horaire de l’Ouest canadien pour suivre les Bleus, les heures de sommeil se sont faites rares !
Les Saguenéens ne remporteront pas la Coupe Mémorial. Ils quitteront le tournoi avec une seule victoire en quatre rencontres. Certes, Maxim Massé n’a pas offert les performances attendues d’un « MVP », et le gardien Lucas Beckman a déjà connu de meilleurs moments. Mais peut-on pour autant parler d’une déception ? Absolument pas. Sans prétendre que tout a été parfait, l’objectif principal a été atteint. Il fallait gagner la Coupe du Président et mettre fin à une interminable disette de 32 ans. Il fallait aussi que Yanick Jean obtienne enfin sa bague de champion. En misant toutes ses cartes lors de la dernière période des transactions, l’entraîneur-chef des Bleus s’était imposé une énorme pression. Combien de fois ai-je entendu, dans les corridors du Centre Georges-Vézina, des partisans affirmer qu’on ne gagnerait jamais, qu’on avait trop sacrifié et que Jean n’avait pas l’étoffe d’un entraîneur gagnant ? Même si le principal intéressé insiste sur le fait que son ego n’est pas assez gros pour s’auto-congratuler, il vient assurément de mettre fin à plusieurs bémols sur son curriculum vitae d’homme de hockey. Il n’y a plus de « oui, mais ». Il est maintenant l’entraineur le plus victorieux de la LHJM, gagnant d’une coupe du président. Le 17 mai 2026, vers 21 h 40, ça faisait du bien de voir des champions dans notre région. Personnellement, j’en ai eu les larmes aux yeux. Bravo et merci à Yanick Jean, mais aussi à tous ceux et celles qui gravitent autour des Saguenéens : les joueurs, le personnel hockey et toutes les personnes qui travaillent dans l’ombre, au niveau administratif comme opérationnel. Parce qu’au final, un championnat est toujours le résultat d’un travail d’équipe. Saluons toutefois le travail du grand boss sans qui tout cela n’aurait été possible !
Chez les Canadiens, je vais vous résumer ça en quelques mots. Si je vous avais dit en novembre que le CH atteindrait la finale de l’Est avec Jakub Dobeš comme gardien partant, après avoir remporté des séries en sept matchs contre Tampa Bay Lightning et Buffalo Sabres, m’auriez-vous cru ? Probablement pas. Moi-même, j’aurais remis en question ma santé mentale. Nous ferons un bilan des Canadiens lors de la prochaine chronique. Pour l’instant, je vais profiter d’un peu de repos après ces deux mois de séries particulièrement intenses. J’espère simplement ne pas devoir attendre une trentaine d’années avant de revivre de telles émotions.