Lundi, 22 juillet 2024

Culture

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Au Théâtre d’été de la Dam-en-Terre: «Un 18 trous pour quatre» pas piqué des vers !

Le 29 juin 2011 — Modifié à 00 h 00 min le 29 juin 2011
Par Karine Desrosiers

Au théâtre d’été, une première, ça reste une première ! Les comédiens sont nerveux, la complicité entre eux n’est pas encore installée et la pièce n’a pas encore trouvé son rythme de croisière. Avec « Un 18 trous pour quatre » présentée cet été au théâtre de la Dam-en-Terre, on entre dans le petit monde d’un terrain de golf. Pour les hommes, c’est un domaine connu alors que pour les Dames, c’est peut-être le moment idéal de découvrir de quoi leurs hommes discutent quand ils partent tôt le matin rejoindre leurs amis pour une partie de golf.

Dans une rare pièce dédiée au théâtre d’été, avec une distribution exclusivement masculine, l’auteur Norm Foster aborde la solidité de l’amitié entre hommes quand ceux-ci vivent dans différents lieux physiques, avec différentes occupations.

Serge Grenier qui a assuré la traduction de l’anglo-canadien au québécois réalise que nous ne sommes pas pareils… mais drôlement semblables.

Il en a donc fait un texte riche et soutenu qui colle à notre réalité.

Quatre jeunes comédiens de talent campent chacun des personnages, Gabriel Fournier, Michel-Maxime Legault, Claude Montminy et Martin Perreault.

Quatre amis d’université se retrouvent 20 ans plus tard lors d’un conventum et décident de renouer ensemble dans le cadre d’une partie de golf.

Ils se retrouvent donc à 7 h, sur le tertre de départ du trou #1, pour ensuite amorcer une série de discussions sur leur vie, leurs amours, leurs rêves, leurs déceptions… et leur sens du jeu.

Joueurs de niveaux différents, histoire de mettre un peu de piquant dans la partie, ils mettent à l’enjeu chacun des 18 trous. Au fur et à mesure que la partie progresse, on découvre l’univers de chaque personnage, en pleine crise existentielle du début de la quarantaine, avec ses hauts et ses bas.

On a réduit le décor à sa plus simple expression: deux petits monticules symbolisant les tertres de départ mais permettant de surélever les personnages afin de les mettre en évidence et pour assurer une meilleure visibilité aux gens dans la salle; un banc public qui sert de refuge à ceux qui veulent se dissocier du groupe et un panneau indicateur que l’on avance à chaque trou.

En fait, si un parcours de golf comporte 18 trous, cette pièce comporte également 18 tableaux nous présentant chacun un pan de vie des personnages ou abordant un thème existentiel.

Mis à part la consommation abusive de bière — ils prennent leur première bière à 7 h du matin, ce qui donne la fausse impression que les hommes vont jouer au golf uniquement pour prendre un coup — le déroulement est teinté de réalisme.

Moments tendres, moments durs; moments drôles, moments tristes; moments longs, moments trop courts : l’ensemble porte à rire… et à réfléchir sur le sens de l’amitié et de l’entraide entre hommes, dans leurs définitions larges du terme.

En bout de ligne, Monsieur y trouvera son compte en s’amusant notamment à s’identifier à l’un ou l’autre des quatre personnages en scène alors que Madame découvrira le petit jardin secret des propos échangés lors d’une partie de golf entre quatre hommes.

La pièce est présentée à 20 h 30, jusqu’au 20 août.

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