Culture

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Une fête musicale sur les Plaines d’Abraham

Le 24 juin 2013 — Modifié à 00 h 00 min le 24 juin 2013
Par chloe noel

Une fête musicale sur les Plaines d’Abraham

De la musique francophone, sans discours et sans interruption, pendant 90 minutes. C’est ce qui attendait les gens réunis sur les plaines d’Abraham lors de la première partie du spectacle de la Fête nationale du Québec. Lors de cette soirée, les drapeaux fleurdelisés flottaient afin de célébrer la Saint-Jean-Baptiste

Les Cowboys Fringants étaient les maîtres de la soirée. Ils ont entamé plusieurs de leurs airs bien populaires, ce qui a plu aux fêtards. À plusieurs reprises, le groupe a fait chanter le public rassemblé sur les plaines. Lorsqu’il a entonné Le Shack à Hector, bon nombre de personnes se sont levées afin de participer à ce grand classique, qui se prêtait parfaitement aux circonstances. Les chansons Droit devant, La Reine et Toune d’automne ont été bien reçues par le public.

Plume Latraverse, Louis-Jean Cormier et Lisa Leblanc se sont succédé afin d’interpréter quelques uns de leurs succès. Lorsque Plume Latraverse est monté sur scène, les hurlements de joie se sont fait attendre dans la foule. Le chanteur bien célèbre a été fidèle à lui-même en offrant ses classiques au public. Les chansons Le retour à la terre et Chambre à louer ont particulièrement été appréciées.

L’Acadienne Lisa Leblanc est aussi venue partager ses chansons, en gardant pour la fin, la célèbre Ma vie c’est de la marde où les voix se sont élevées dans le public. Elle a même confié au public, que lors de sa rencontre avec Plume Latraverse, quelques semaines plus tôt, celui-ci lui aurait déclaré : «Lisa Leblanc, la fille qui chante de la marde. J’ai été seul pendant si longtemps». Une belle complicité semblait s’être établie entre la jeune artiste et le vétéran de la musique québécoise.

Louis-Jean Cormier, s’est fait plutôt discret en interprétait deux de ses compostions en plus d’une chanson écrite par Gaston Miron. Son moment fort s’est déroulé lorsque le chanteur a interprété Tout le monde en même temps où tous les artistes sont venus le rejoindre.

Un discours énergique

Relégué à la toute fin de la première partie du spectacle, le discours patriotique, écrit par Anne-Marie Olivier, la directrice artistique du Théâtre du Trident, a été récité par Judy Richards et Émile Proulx-Cloutier. «Ce soir, peu importe nos origines, soyons fiers d’être Québécois», a déclaré Judy Richard. Elle a aussi salué le Québec métissé et multicolore. Le discours très rythmé était accompagné du Cheval blanc de Claude Léveillé.

La politique au coeur de la fête

Autre moment marquant de la soirée s’est déroulé au tout début lors du discours préalablement enregistré de Pauline Marois. La première ministre s’est alors fait huer sans gêne. À plusieurs reprises, le gouvernement québécois a été au cœur des courts propos des artistes. Après avoir prononcé quelques mots dans un anglais approximatif, Plume Latraverse a déclaré avoir appris la langue de Shakespeare auprès de la première ministre québécoise. Un peu plus tard, Karl Tremblay, le chanteur des Cowboys Fringants a invité le public à mettre «votre cynisme de côté, afin de célébrer le Québec» avant d’entonner la chanson En berne qui incite les Québécois à mettre leur drapeau en berne. La soirée musicale s’est ensuite poursuivie avec un concert d’une 1h15 avec les Cowboys fringants. Les groupes Bodh’Aktan et Équinoxe ont ensuite fait danser les fêtards jusqu’au petit matin.

 

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