Économie

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Un resto-pub qui a du « panache » à Lamarche

Yohann Harvey Simard
Le 07 avril 2021 — Modifié à 22 h 15 min le 07 avril 2021
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Un resto-pub qui a du « panache » à Lamarche

Depuis un mois, les Lamarchois peuvent compter sur un nouveau resto-bar : La Panache. Trois entrepreneures, Karine Tremblay et les sœurs Nicole et France Baribeau, ont lancé cet espace convivial et familial situé à même le dépanneur de la municipalité.

À raison de quatre jours par semaine, du jeudi au dimanche et de 8h à 20h30, les clients peuvent profiter d’un vaste menu allant du déjeuner traditionnel à des filets mignons, burgers, pizzas, brochettes ou encore tartares de bœuf.

Le resto a démarré au début du mois de mars et la gérante Karine Tremblay ne s’attendait pas d’un tel succès. La clientèle, provenant des quatre coins de la région, est au rendez-vous.

« J’ai eu bien sur des clients d’ici, mais étonnamment, beaucoup gens d’ailleurs, d’Alma, de Jonquière et même de Chicoutimi. J’ai également eu des motoneigistes de Normandin et Saint-Gédéon! », se réjouit-elle.

Elle s’attend néanmoins à une accalmie d’ici l’arrivée du beau temps et de la saison touristique. En attendant, elle rode son équipe de quatre employés et continue de faire connaître la nouvelle entreprise, avec l’arrivée prochaine d’une enseigne et l’envoi du menu à la population locale.

Audace

Karine Tremblay ne s’en cache pas, il faut une dose de courage pour ouvrir un restaurant dans une municipalité éloignée en pleine pandémie. Le nom « La Panache » a justement été choisi on conséquence.

« La Panache, c’est relatif avec le bois et la nature. Mais ça signifie aussi « avoir du panache », avoir de l’audace. On trouvait qu’on était trois femmes courageuses, qui mettaient tous leurs efforts et leur argent pour démarrer un projet qui est quand même audacieux », explique-t-elle.

Les trois entrepreneures entendent également encourager autant que possible les produits locaux. Sous peu, les clients pourront notamment y déguster les produits de la nouvelle hydromellerie Walkyrie, tout juste à deux pas du resto-pub.

Un besoin

Pour l’instant, le restaurant a une capacité de 22 personnes, mais jusqu’à 55 personnes pourront y être attablées une fois que la crise prendra fin. Une terrasse extérieure et des menus estivaux sont également prévus.

Karine Tremblay croit par ailleurs qu’un tel projet vient répondre à un besoin de la communauté.

« Outre le Mont Vilain, il n’y avait pas de restaurant depuis quelques années. J’ai mon village à cœur, et ce n’est pas parce qu’on est à Lamarche qu’on est moins bons qu’ailleurs. Ce que je souhaite, c’est que mon petit pub soit un endroit où les gens vont aimer se rassembler et échanger », conclut-elle.

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