Dimanche, 14 juillet 2024

Économie

Temps de lecture : 1 min 39 s

Une étude pour convertir Boucherie charcuterie Perron en abattoir et centre de découpe

Serge Tremblay
Le 03 mars 2023 — Modifié à 07 h 20 min le 03 mars 2023
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Les élus MRC du Domaine-du-Roy veulent évaluer si la transformation des installations de la Boucherie charcuterie Perron de Saint-Prime en abattoir et centre de découpe serait rentable.

Un mandat a été confié à une firme afin de réaliser un plan d’affaires qui permettrait de cibler des investisseurs, d’évaluer les investissements à faire et confirmer la viabilité du projet.

« Nous avons une belle filière viande régionale, mais il nous manque des infrastructures essentielles comme un abattoir et un centre de découpe qui peut répondre aux besoins. Nous croyons que les installations qui appartiennent à Nutrinor sont parfaitement adaptées pour notre projet. Il faut voir si tout ça est viable », a expliqué le préfet, Yanick Bailargeon.

Depuis l’annonce de la fermeture par Nutrinor des installations de la Boucherie charcuterie Perron de Saint-Prime, les équipements de transformations du porc pour fabriquer de la saucisse et du jambon sont toujours sur place. Il y a plusieurs années, de l’abatage se faisait à cet endroit.

Selon le préfet Baillargeon, Nutrinor est ouvert à vendre la bâtisse et les équipements. Par contre, la coopérative n’attendra pas indéfiniment et pourrait se servir des installations comme entrepôt.

La porte-parole Élisabeth Gaudreault a précisé les intentions de la coopérative. « Nutrinor veut trouver une nouvelle vocation à l’immeuble et est prête à aider dans la réalisation de projets qui pourraient permettre d’y arriver. Nous sommes ouverts à différentes avenues, incluant la vente de l’immeuble. »

Non-sens

Selon le préfet, il n’est pas logique que tous les producteurs de viande de la région doivent envoyer les bêtes à l’extérieur pour l’abattage. Un projet d’abattoir mobile est à l’étude, mais n’est pas simple à mettre en place

« Il y a des contraintes pour l’abattoir mobile. Ça prend de toute manière un endroit qui répond aux normes pour faire de la découpe. On pense que de réunir les deux activités à un même endroit serait plus logique et plus rentable. Ça n’a pas de sens dans le contexte actuel de faire des centaines de kilomètres pour abattre des bêtes. »

Aussi, depuis qu’il n’y a plus de centre découpe certifié C1, qui permet la vente en commerce et en épicerie, les producteurs de la région doivent se tourner vers l’extérieur pour faire débiter les bêtes et réaliser la transformation de la viande.

Pour l’instant, il n’y a pas de promoteurs de ciblés. Récemment, des producteurs de viande ont évoqué la possibilité de se regrouper et de former une coopérative.

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