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L’aménagement d’une nouvelle piste de «pump track» plait aux jeunes… et moins jeunes

Le 15 juin 2012 — Modifié à 00 h 00 min le 15 juin 2012
Par Karine Desrosiers

Les étudiants de l’option plein air du Pavillon Wilbrod-Dufour, les membres du Club de vélo de montagne Cyclone ainsi que tous les jeunes de la communauté peuvent maintenant profiter d’une nouvelle piste de «pump track» au Centre Mario-Tremblay. Dédiée principalement pour les amateurs de vélo BMX, cette piste répond aux standards de ce nouveau sport en popularité croissante partout à travers l’Amérique du Nord.

« Un ‘’pump track’’ est une piste de BMX miniature. Elle est constituée de successions de bosses et de virages relevés, agrémentée éventuellement de sauts. L'idée est que l'on ne pédale jamais dans un ‘’pump track’’. On utilise les mouvements de terrain pour rouler grâce à l'action des bras et des jambes. On doit également utiliser les déplacements de centre de gravité liés à l'équilibre antéro-postérieur, c'est à dire: l'action de passer les fesses derrière la selle puis de tirer sur les bras pour ramener le corps en avant. Bref, c'est assez épuisant en termes d'efforts. Ce qui donne le goût aux jeunes de se surpasser!», explique François Carrier, enseignant en éducation physique au PWD et responsable du projet.

L’aménagement de cette piste est le résultat d’une collaboration entre le Pavillon Wilbrod-Dufour et le Service des loisirs et de la culture de la Ville d’Alma.

« La municipalité n’a pas hésité à collaborer à ce projet en offrant le matériel, la main-d’œuvre et la machinerie nécessaires à la réalisation de la piste, ce qui représente environ 8000 $. Déjà, on constate que la clientèle scolaire et plusieurs jeunes se sont approprié cette nouveauté. Nous croyons que par la mise en place de services aux jeunes, et en dynamisant ce secteur, nous contribuons à réduire le vandalisme sur les Plaines vertes. De plus, la piste servira aux membres du Club de vélo de montagne Cyclone qui en tirera assurément des bénéfices à court terme dont celui d’avoir un site d’entraînement à proximité.»´ souligne Sylvie Beaumont, la présidente du comité des loisirs de Ville d’Alma.

Quant à Sandra Larouche, directrice du Pavillon Wilbrod-Dufour: « Nous sommes fiers de cette réalisation conjointe dont les démarches ont débuté en septembre 2011. C’est dans le cadre de leur cours de plein air que les élèves de 3e secondaire, sous la supervision de leur professeur, François Carrier, ont eu à aménager un ‘’pump track’’. Les élèves de l’option plein air de 4e et 5e secondaire de même que le CFER ont également participé à ce projet.»

François Carrier est particulièrement fier de l’implication de ses étudiants dans ce projet.

Une fois l’idée mise de l’avant, ce sont les étudiants qui en ont réalisé les plans à l’aide de recherches sur Internet.

Puis, ils ont rencontré les membres du conseil municipal d’Alma qu’ils ont convaincus de s’impliquer financièrement et techniquement dans le projet attendu que dans un premier temps, il venait directement des jeunes et que dans un deuxième temps, en les impliquant de la sorte, ces élèves deviennent en quelque sorte les gardiens de leur réalisation, réduisant d’autant les risques de vandalisme sur ce nouvel équipement.

D’ailleurs, il va être difficile de vandaliser le site car il est constitué d’une vingtaine de voyages de terre et de sable.

« Les 10 premiers voyages, à l’automne dernier, ce sont les jeunes qui les ont étendus à la petite pelle et au râteau, preuve qu’ils avaient vraiment le goût de réaliser leur projet. Pour l’autre partie, on a utilisé un peu de machinerie et les jeunes sont vraiment fiers de leur piste », ajoute avec fierté François Carrier qui a réussi à impliquer de la sorte les jeunes dans ce projet collectif.

Vandalisme

Sur la question du vandalisme, Sylvie Beaumont a souhaité que l’on respecte davantage les équipements de Ville d’Alma autour du Centre Mario-Tremblay.

Elle a notamment rappelé des événements qui sont survenus récemment alors qu’au cours d’une même fin de semaine, des individus ont réalisé pour quelque 20 000 $ de dommages sur le site (filets de soccer brûlés, graffitis, bris sur les équipements et les toilettes, etc…)

« En supposant que l’été compte huit semaines, à 20 000 $ de bris par fin de semaine, c’est une somme de 160 000 $ que l’on devrait dépenser uniquement pour réparer ces bris alors qu’avec cette même somme, on pourrait réaliser des choses fantastiques », commente Sylvie Beaumont.

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