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Un retour à la normale qui fait du bien aux apiculteurs

Le 28 avril 2023 à 14 h 39
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste

C’est avec soulagement que les apiculteurs de la région constatent que leurs abeilles sont parvenues à traverser l’hiver avec un taux de mortalité beaucoup moins élevé que l’an dernier.

En effet, l’année 2022 n’a pas été clémente pour les apiculteurs. Au sortir de la saison froide, plusieurs d’entre eux avaient perdu jusqu’à 80% de leurs ruches. C’est avec effroi que, par exemple, Gabriel Boucher-Guimond, propriétaire de la Ferme apicole du Lac à Desbiens, comptabilisait des pertes environnant les 60%. « C’est l’année où j’ai eu mes plus grosses pertes », dit-il.

La saison 2023 s’annonce toutefois plus favorable. Sur un échantillon de 30 ruches, l’apiculteur remarque cette année que 27 d’entre elles sont toujours actives. Un résultat encourageant à partir duquel il estime qu’environ 200 de ses 250 ruches devraient avoir survécu à l’hiver.

Rodolphe Bertrand, copropriétaire de Miel Boréal à La Doré, a lui aussi poussé un soupir de soulagement lorsqu’il a récemment constaté que 58 de ses 59 ruches étaient toujours vivantes. Un contraste avec la saison précédente, où près de 80% de ses colonies avaient rendu l’âme.

« Je suis vraiment content. Ça fait du bien au moral parce que l’année dernière, ça a été très dur d’ouvrir les ruches et de voir que tout était mort. »

Après avoir enregistré des pertes « dramatiques » au printemps 2022, André Picard, propriétaires de Miel Picard à Normandin, se réjouit également de ce qu’il qualifie d’un « retour à la normale ». Cette année, il prévoit devoir composer avec des pertes de 20% à 30%, ce qui demeure dans la moyenne.

La varroa

À l’origine de ses pertes hors du commun, le varroa, un parasite dont les ravages ont été particulièrement importants en 2022.

Pour expliquer la recrudescence de l’acarien, il faut cependant remonter à 2021, une année où l’arrivée hâtive du printemps a favorisé la prolifération du varroa, indiquent les apiculteurs.

« Le varroa se développe dans le couvain (l’ensemble des œufs d’une ruche). Donc, si la saison démarre tôt, les abeilles se reproduisent plus tôt aussi, ce qui est bon pour nous. Mais d’un autre côté, ça donne aussi plus de temps au varroa de se développer », résume Rodolphe Bertrand.

Dépistage  

Malgré de bons présages, la bataille n’est pas pour autant gagnée pour les apiculteurs. Ils devront redoubler d’efforts afin de limiter les impacts du varroa cette année.

Cela passera notamment par des dépistages plus fréquents. De son côté, Gabriel Boucher-Guimond soutient également vouloir miser sur l’identification d’abeilles dont les gènes sont résistants au varroa.

Gabriel Boucher-Guimond affirme qu’il tentera d’identifier des abeilles dont les gènes procurent une résistance au varroa.

 

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