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Projet multigénérationnel du P.W.D. à la résidence Saint-Jude

Jeunes et moins jeunes apprennent à mieux se connaître

Yohann Harvey Simard
Le 09 janvier 2026 — Modifié à 22 h 19 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Deux fois par mois sur l’heure du midi, le quotidien des pensionnaires de la résidence Saint-Jude d’Alma se voit égayé par la visite d’un groupe d’élèves de l’école secondaire Pavillon Wilbrod-Dufour. Une initiative portée par le programme parascolaire de l’établissement et dont le but est de favoriser la création de liens multigénérationnels.

Un mercredi sur deux depuis le mois de novembre, ce sont plus précisément une douzaine de jeunes qui se présentent à la résidence avec leur bonne humeur et le matériel nécessaire à l’animation de différentes activités. Variées, celles-ci s’adressent tantôt aux résidents autonomes, tantôt aux semi-autonomes.

Lors de la première rencontre, le 19 novembre, les jeunes ont d’abord pris le temps de faire connaissance avec les participants. S’en sont suivis, en décembre, un atelier de dessin et la préparation de biscuits de pain d’épice.

La programmation de janvier à avril comprend un atelier de dépannage informatique, du volleyball adapté, une activité « devine la chanson », des parties de Scattergories, une séance de zoothérapie ainsi que du baseball-poche. Lors de leur dernière visite, le 8 avril, les élèves iront soit marcher avec les résidents si la température le permet, et dans le cas contraire, s’adonneront à une activité d’horticulture.

Le projet multigénérationnel est piloté par un comité chapeauté par les techniciens en loisirs de l’école secondaire, Jean-Philip Fortin et Jérôme Asselin, en collaboration avec leur homologue de la résidence Saint-Jude.

Des jeunes inspirants

Soulignons que c’est de leur propre chef que les élèves ont rejoint l’initiative et qu’ils ont eux-mêmes monter la programmation. « Ils ont trouvé toutes les idées! À part le baseball-poche. Ça, ça venait de moi », admet d’un ton rieur Jean-Philip Fortin, ajoutant que les adolescents ont « vraiment fait du bon travail ».

Cinq élèves ont confié au journal Le Lac-St-Jean les raisons qui les motivent à ainsi donner de leur temps et ce qu’elles en retirent. Car, insiste d’emblée Léa-Rose Boily, ce n’est pas une relation unilatérale, mais bien un échange qui se crée entre les élèves et les résidents. « Ils nous apprennent plein de trucs, dit-elle. Ils nous parlent de quand ils étaient plus jeunes, de leurs traditions. Et vu qu’on leur fait travailler leur mémoire, ils se souviennent justement de plus de choses. »

Anaïs Saint-Laurent poursuit : « On ne fait pas juste donner, ils nous donnent aussi. Ce que j’aime, c’est que parfois, on peut porter des préjugés, mais en allant leur parler [aux aînés], on apprend à mieux les connaître. On apprend sur leur vécu et je trouve qu’on s’assagit. Moi, ça m’a donné plusieurs nouvelles visions de la vie.

« Je trouve ça très intéressant d’échanger avec eux et d’apprendre ce qu’ils ont fait dans le passé. On passe toujours de très beaux moments », renchérit Kloé Tremblay.

Du même avis que ses collègues, Marika Lessard précise que c’est le bénévolat auquel elle s’adonnait déjà dans le cadre de son cours d’entrepreneuriat qui lui a donné envie d’aller plus loin en rejoignant l’initiative.

« Vu que j’en faisais déjà [du bénévolat], j’avais simplement le goût d’en faire plus. Et je ne le regrette pas du tout, on a toujours beaucoup de fun! »

C’est dans le même esprit qu’Élodie Gagnon a décidé de s’impliquer. Également dans son cours d’entrepreneuriat, elle faisait déjà du bénévolat à la résidence Saint-Jude. Or, sa présence et ses aptitudes étant particulièrement appréciées, c’est tout de suite vers elle que les techniciens en loisirs se sont tournés afin de lancer le projet multigénérationnel.

« On me disait que j’étais vraiment bonne avec les résidents. Et vu que je faisais déjà du bénévolat là-bas et que je connais presque tout le monde, Jérôme m’a proposé de m’impliquer dans le projet multigénérationnel le midi. J’ai accepté parce que je trouve ça vraiment plaisant d’aller là-bas. On a bien du fun, on rit beaucoup, donc ça ne me dérangeait vraiment pas d’y aller plus souvent. »

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