La société d’exploration et de développement minier First Phosphate a annoncé aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, le début de procédures importantes en vue de la réalisation de son projet de mine à ciel ouvert sur le site de Bégin–Lamarche. Des rencontres de discussion citoyenne se tiendront ce soir à Bégin et demain, le 18 mars, à Lamarche afin de consulter la population. Plusieurs autres consultations et études auront également lieu au cours de la prochaine année.
« On croit que le phosphate pourrait être la nouvelle filière d’avenir pour la région. Elle pourrait devenir, à terme, aussi importante que l’aluminium ou la forêt, cette dernière étant d’ailleurs en perte de vitesse malheureusement », déclare le vice-président exécutif de First Phosphate, David Dufour.
Afin que ces attentes deviennent réalité, M. Dufour croit qu’il est important pour la société de consulter et d’obtenir l’appui des différents acteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
« Notre ADN, chez First Phosphate, c’est d’avoir un projet conçu, organisé et structuré pour respecter la région. »
Au cours de la prochaine année, l’entreprise organisera des rencontres avec différents experts dans le but de rédiger l’étude de faisabilité du projet, ainsi que l’étude d’impact sur l’environnement.
Vers une plus grande autonomie industrielle
En plus du projet initial, la mine serait également accompagnée de la construction d’une usine d’acide phosphorique à Port Saguenay, ainsi que d’une installation pour le lithium, le fer et le phosphate afin de développer l’entièreté de la filière et de réduire la dépendance aux chaînes étrangères. Selon un rapport d’évaluation économique préliminaire réalisé par First Phosphate, l’entièreté du projet pourrait coûter près de 675 M$.
L’entreprise estime que l’ensemble de ces installations pourrait générer plus de 700 emplois dans la région. David Dufour espère être en mesure de rendre le projet opérationnel dès 2029.
La semaine dernière, le gouvernement fédéral a démontré son appui au projet minier de First Phosphate en lui octroyant une contribution financière de 16,7 M$. Ce montant servira à la réalisation de son étude de faisabilité et de marché.
Les résultats de ces travaux devraient être dévoilés à l’automne prochain.