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Traitement des eaux usées de Sainte-Monique et de Labrecque

Un dossier qui risque de se prolonger, encore

Yohann Harvey Simard
Le 27 mars 2026 — Modifié à 09 h 15 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

La patience de Sainte-Monique est une fois de plus mise à l’épreuve. À son grand dam, la municipalité a récemment appris qu’elle devra redéposer une demande de subvention au gouvernement du Québec en novembre 2027 pour son usine d’épuration des eaux usées. C’est aussi ce qui pourrait arriver à Labrecque.

« Ils n’ont plus d’argent dans le programme PRIMEAU (Programme d'infrastructures municipales d'eau) », résume avec déception le maire de Sainte-Monique, Mario Desbiens.

Dans une lettre envoyée il y a quelques mois, le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH) a informé la municipalité que « le projet ne pourrait se qualifier prioritaire avant l’exercice financier 2027-2028 », et ce, malgré l’acceptation de tous les et deviens relatifs à la construction des infrastructures. « Ils nous demandent donc de recommuniquer avec eux entre le 1er novembre et le 15 décembre 2027 afin de remanifester notre intérêt à réaliser les travaux dans l’exercice financier suivant ».

Mario Desbiens rappelle que le dossier du traitement des usées de Sainte-Monique a fait surface pour la première fois dans les années 1990, après quoi il a été mis de côté jusqu’à ce qu’il soit relancé par son administration en 2017. Depuis, dit-il, « on n’arrête pas de se débattre avec ça ».

La dernière évaluation fixe le coût du projet à environ 14 M$, ce qui comprend la construction de bassins d’épuration et d’une station de pompage vers laquelle les égouts du village seront déviés. Les eaux usées de Sainte-Monique se déversent actuellement dans la rivière Péribonka.

Le maire ne peut cacher sa frustration de voir le projet repoussé à nouveau alors qu’il semblait pourtant sur le point d’aboutir en 2025. « Je trouverais ça vraiment dommage de ne pas pouvoir concrétiser le projet dans ce mandat-ci, dit-il. Ça fait longtemps qu’on le promet à nos citoyens et qu’on travaille fort là-dessus. »

Mario Desbiens s’attend par ailleurs à une augmentation considérable des coûts d’ici à la réalisation des travaux.

Labrecque

Labrecque est également parvenue, au terme d’un laborieux processus, à obtenir toutes les autorisations nécessaires afin de procéder à la construction d’installations pour le traitement de ses eaux usées.

Comme à Sainte-Monique, le projet devait normalement démarrer sous peu. Quoique la municipalité n’ait pas été avisée d’un quelconque report pour l’instant, elle n’a pas non plus reçu le feu vert de Québec, ce qui laisse la mairesse Marie-Josée Larouche inquiète.

Le projet d’assainissement des eaux de Labrecque est estimé au bas mot à 20 M$. Il comprend notamment la séparation des eaux usées des eaux pluviales ainsi que la mise en place de deux stations de pompage permettant d’cheminer les eaux usées vers deux bassins d’épuration qui seront aménagés à l’ouest du village, derrière la rue Lemieux.

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