Après plus d’une décennie de dépenses militaires à environ 1 % du produit intérieur brut (PIB), soit la moitié de l’objectif fixé par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à ses pays membres, le gouvernement fédéral a finalement atteint la cible de l’alliance militaire. Un objectif qui devait initialement être atteint dans seulement cinq ans sous l’ancien premier ministre Justin Trudeau.
Pour y parvenir, Ottawa a débloqué plus de 63 milliards de dollars, répartis entre plus d’une dizaine de ministères et d’organismes fédéraux. Ces fonds ont permis au Canada d’atteindre formellement le seuil de 2 % du PIB en dépenses consacrées à la défense.
Mais cet effort pourrait n’être qu’une étape. L’OTAN a récemment revu ses ambitions à la hausse, invitant désormais ses membres à consacrer 3,5 % de leur PIB aux dépenses de base en défense, auxquelles s’ajouteraient 1,5 % supplémentaires pour les investissements liés à la sécurité et à la défense d’ici 2035.
Comme premier investissement destiné à atteindre cette nouvelle cible, le premier ministre Mark Carney a annoncé, hier, plus de 3 milliards de dollars pour la modernisation, la construction et l’acquisition d’infrastructures qui serviront à la défense dans l’ensemble du Canada atlantique, avec une attention particulière portée à la Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.
À plus long terme, le gouvernement fédéral, s’engage, au cours de la prochaine décennie, à consacrer jusqu’à 500 milliards de dollars à sa défense nationale. Ces sommes serviront notamment à l’acquisition de nouveaux sous-marins, d’aéronefs, de drones, ainsi que de capteurs et de systèmes radar.