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La Clinique Psycho-aide ouvre une succursale à Alma

Yohann Harvey Simard
Le 17 avril 2026 — Modifié à 06 h 43 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Enfants, adolescents et adultes almatois peuvent maintenant profiter des services professionnels de la Clinique Psycho-aide, qui ouvrait récemment une succursale dans le centre-ville d’Alma après avoir débuté ses activités à Dolbeau en 2021.

L’équipe de la Clinique psycho-aide d’Alma compte 14 professionnelles qualifiées dans une variété de disciplines : intervention psychosociale, coaching de couple, travail social, orthopédagogie, psychoéducation, éducation spécialisée, orthophonie, sexologie et nutrition. Des disciplines qui, quoique distinctes, se recoupent dans la mesure où elles gravitent toutes autour de l’être humain, de son fonctionnement global et de son adaptation dans différents contextes de vie, explique la psychoéducatrice et propriétaire de la clinique, Stéphanie Bouchard.

Des services en demande

Au vu des résultats d’une courte étude de marché, cette dernière affirme avoir rapidement constaté qu’il y avait une multiplicité de besoins en lien avec les services offerts par sa clinique sur le territoire d’Alma.

« Dans le cadre de notre étude, dit-elle, nous avons entre autres diffusé une publication sur la page Facebook Spotted Alma. En à peine quelques jours, nous avions plus d’une centaine de demandes, et parmi les répondants, 99 % disaient qu’il n’y avait pas de services ou qu’ils n’en trouvaient pas. »

Stéphanie Bouchard souligne que la plupart des services de la Clinique Psycho-aide sont généralement couverts par les assureurs privés. Il incombe toutefois aux clients de s’en assurer.

Une discipline mal comprise

Stéphanie Bouchard tient par ailleurs à clarifier la nature de la psychoéducation, affirmant que la discipline est parfois confondue avec de la simple éducation, de la psychothérapie classique ou une approche uniquement destinée aux enfants.

De son côté, la psychothérapie traite des troubles psychiques profonds en vue de provoquer le changement des structures mentales chez un sujet. La psychoéducation, elle, vise plutôt à aider un sujet à s’adapter à son quotidien en lui apprenant à gérer des difficultés comportementales ou des troubles grâce à des interventions concrètes dans l'environnement du client. La première soigne le mental, la seconde outille pour agir.

Autrement dit, illustre Stéphanie Bouchard, « nous, les psychoéducateurs, on regarde en avant », expliquant que la psychoéducation permet de mieux comprendre comment une personne s’adapte à son environnement pour ensuite l’accompagner dans ses défis quotidiens. Ainsi, contrairement à certains préjugés, elle s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants, et parfois même aux deux à la fois par interposition.

Pour sa part, Stéphanie Bouchard ne traite pratiquement qu’avec des adultes. Parfois, son intervention concerne uniquement son client. La psychoéducatrice donne l’exemple d’un homme d’âge mûr déstabilisé parce qu’il ressent de l’anxiété pour la première fois en raison de changements dans son environnement et qui ne sait pas comment reprendre le dessus sur le cours de sa vie.

À d’autres occasions, notamment dans le cadre de coaching parental, son rôle consiste à analyser les situations problématiques pour ensuite favoriser l’adaptation des attitudes et/ou l’ajustement des attentes parentales dans le but de renforcer le lien avec l'enfant. « Chaque psychoéducateur a son approche. Mais moi, en tant que psychoéducatrice, ce que je préconise, c’est vraiment une approche développementale. Ce que je constate, c’est que le plus efficace est souvent de travailler sur l’attachement, la relation parent-enfant et la posture du parent. Dans la plupart des cas, c’est le parent qui a le plus grand pouvoir pour accompagner son enfant à bien se développer parce que c’est lui, qui a la relation d’attachement la plus solide. »

En somme, Stéphanie Bouchard estime qu’il est souvent plus judicieux de travailler à partir des parents pour obtenir des résultats sur leurs enfants et sur l’harmonie familiale de façon générale.

Une structure innovante

La Clinique Psycho-aide, à Alma comme à Dolbeau, fonctionne un peu sur le modèle d’un salon de coiffure dans la mesure où elle loue des espaces de travail à ses professionnelles afin qu’elles puissent exercer leur métier dans les meilleures conditions possibles.

« Nos professionnelles sont toutes des travailleuses autonomes. En venant exercer chez nous, elles viennent chercher une visibilité, un gage de professionnalisme avec notre image bien établie dans le domaine, et aussi un allègement sur l’aspect de la facturation. En gros, elles n’ont pas besoin demander au client de payer. En tant que mandataire, on leur enlève une certaine charge par rapport à leur comptabilité. »

Aussi, souligne Stéphanie Bouchard, le fait de pratiquer au sein d’une équipe comme celle de la Clinique Psycho-aide plutôt que dans son salon permet aux professionnelles d’alléger leur quotidien, parfois lourd, en partageant leur expérience ou en s’échangeant des conseils.

D’ailleurs, la Clinique Psycho-aide mise sur des rencontres interdisciplinaires afin de stimuler les échanges cliniques entre ses professionnelles. Stéphanie Bouchard indique être activement à la recherche d’un psychologue pour qu’il se joigne à l’équipe.

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