Le retour au pays de quatre passagers canadiens liés à l’éclosion de hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius s’est déroulé sans incident, le 10 mai dernier. Arrivés en Colombie-Britannique, ces voyageurs font désormais l’objet de mesures strictes de santé publique, alors que les autorités fédérales multiplient les efforts pour prévenir toute propagation du virus.
L’Agence de la santé publique du Canada indique qu’elle collabore étroitement avec plusieurs ministères et organismes fédéraux, ainsi qu’avec des partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de coordonner la réponse à cette éclosion.
À différentes étapes de leur rapatriement, notamment lors de leur passage à l’aéroport de Bagotville, les quatre Canadiens ont subi des évaluations médicales. Ils ont ensuite été transférés vers des installations désignées, où ils entament actuellement une période d’isolement obligatoire.
Selon les directives en vigueur, cette quarantaine doit durer au minimum 21 jours, et peut s’étendre jusqu’à 42 jours. Le décompte a commencé le 10 mai, soit la dernière date à laquelle un cas confirmé se trouvait à bord du navire. Jusqu’à présent, aucun symptôme n’a été détecté chez ces quatre individus.
La santé publique précise par ailleurs que cinq autres personnes au pays sont considérées comme ayant été potentiellement exposées au virus. Parmi elles, deux passagers se trouvaient également à bord du MV Hondius, mais avaient quitté le navire lors d’une escale, avant l’identification officielle de l’éclosion. Les trois autres cas concernent des individus qui auraient été exposés à un cas confirmé du hantavirus lors d’un vol d’avion.
Une sixième personne, résidant au Québec, avait initialement été classée comme contact potentiel du virus à la suite d’un déplacement aérien. Toutefois, après une évaluation par les autorités locales de santé publique, elle n’est plus considérée comme présentant un risque.
Dans l’ensemble, toutes les personnes identifiées comme potentiellement exposées au Canada demeurent asymptomatiques. Elles font également l’objet d’un suivi de la part des autorités sanitaires.
En conformité avec les recommandations de l’OMS, les passagers et membres d’équipage ayant séjourné à bord du MV Hondius, ainsi que les personnes identifiées comme contacts à haut risque lors de vols impliquant un cas confirmé, ne sont pas autorisés à voyager. Cette mesure vise à freiner tout risque de transmission internationale.
Ainsi, le gouvernement du Canada a mis en place des restrictions en collaboration avec les transporteurs aériens et les agents des services frontaliers. Ainsi, toute personne ayant été à bord du navire depuis le 1er avril 2026 se voit temporairement interdite d’embarquer sur un vol à destination du Canada.
Malgré ces mesures, Ottawa se veut rassurant. Les autorités fédérales affirment que le risque global posé par cette éclosion de hantavirus pour la population canadienne demeure faible.