Depuis toujours, la musique fait partie de Maïka Pelchat, mais elle la gardait jusque-là dans l’ombre. La Voix lui a offert l’occasion de révéler sa passion au grand jour, marquant un véritable point tournant dans sa vie.
Sans surprise, Maïka Pelchat provient d’une famille qui vibre au rythme de la musique. Le grand public connaît bien le parcours de son oncle, Mario, mais il n’est pas le seul à être habité par cette passion. « Mario chantait avec sa sœur Johanne depuis qu’ils sont petits. Mon grand-père chantait bien aussi. On est une famille de chanteurs. Mon père chante aussi et adore la musique », raconte celle qui est originaire de Dolbeau-Mistassini.
Maïka a toujours eu une jolie voix qu’elle gardait pour elle-même. « J’avais peur de chanter devant ma famille. On me demandait même de chanter au party des Pelchat et je refusais », avoue-t-elle.
La jeune femme de 23 ans ne fait rien à moitié. C’est à La Voix qu’elle a décidé d’affronter sa peur.
« Ça a toujours été un rêve d’aller à La Voix. Depuis que je suis jeune, j’écoutais La Voix Junior, puis La Voix. Je n’ai jamais manqué une saison. Chaque fois, je me disais qu’un jour, j’allais être là. Je le sentais, mais je n’arrivais pas à me faire confiance », raconte-t-elle.
« Dans la dernière année, j’ai eu une prise de conscience : il ne faut pas avoir peur de suivre ses rêves et de foncer. Si on n’essaie pas, il ne se passe rien. C’est ce qui m’a poussée à m’inscrire à La Voix », ajoute-t-elle.
Oser faire le pas
La candidate dolmissoise a très peu de souvenirs de son audition à l’aveugle. Le moment était chargé en émotions. « Je me rappelle d’avoir poussé la porte rouge et d’avoir vu le compte à rebours. Quand je suis arrivée au bout de la scène, c’était silencieux. Après ça, j’ai tout oublié. »
Maïka était sûre d’elle avec la chanson Collines de Rosalie Ayotte. « Je la chante depuis longtemps et elle a vraiment une importance pour moi. J’étais vraiment en contrôle de cette chanson. Je l’ai chantée à mon audition en vidéo, à ma préaudition en personne et à mon audition à l’aveugle. Cette chanson m’a vraiment suivie dans les trois étapes de ma sélection. »
Comble de bonheur, Corneille et Mario Pelchat se sont retournés. Elle avait gardé le secret de sa participation à son oncle jusque-là.
« Les coachs se sont virés vraiment à la fin, à la dernière note. Pendant que je chantais, je me battais. Un moment donné, j’ai accepté vers la fin qu’ils n’allaient pas se virer. Et puis, c’est arrivé. J’ai vécu un soulagement total. »
Maïka a décidé d’entamer son parcours avec Corneille. Elle ne regrette pas sa décision puisqu’elle a tiré plusieurs apprentissages. Ce qu’elle retient? Garder le plaisir au cœur de tout.
À la suite de son duel avec Dayannha Édouard-Raphaël, la jeune artiste a été repêchée par Mario Pelchat. Maïka était reconnaissante d’obtenir une deuxième chance, tout en profitant des connaissances de son oncle. C’était la première fois qu’ils collaboraient sur le plan musical. Son parcours s’est terminé aux qualifications.
Grandir et déployer ses ailes
La Voix a été un merveilleux tremplin pour Maïka. Elle a eu l’opportunité de se développer en tant qu’artiste, mais aussi en tant que personne. Grâce à cette expérience, elle a gagné en confiance.
« Récemment, j’ai eu un petit contrat. J’ai chanté dans un restaurant et il y avait quand même beaucoup de personnes. Juste là, je me sentais tellement plus à l’aise. Je n’ai même pas pensé à ce que les gens auraient pu penser de moi. Après la soirée, j’étais sur un nuage. Avant La Voix, ça aurait été énorme. Je n’aurais pas été capable de faire ça. »
Elle a même eu la piqûre pour les spectacles. « J’ai vu que les gens aimaient ça et embarquaient. Ils se levaient pour danser. J’ai vu que je pouvais faire du bien aux gens, tout en leur transmettant ma passion. C’est ce qui m’a vraiment donné le goût de continuer là-dedans, exprime-t-elle.
Celle qui poursuit actuellement des études en technique de design intérieur à Québec demeure ouverte aux opportunités musicales. Elle souhaite désormais avancer à sa manière.