Économie

Temps de lecture : 2 min 20 s

Amour et argent

Les Canadiens revoient leurs priorités financières

Émile Boudreau
Le 03 février 2026 — Modifié à 09 h 43 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

À l’heure où le coût de la vie grimpe, les Canadiens réévaluent leurs priorités, y compris en amour. Un nouveau sondage de la Banque TD révèle que près de trois personnes sur dix réduisent leurs sorties en têteàtête parce qu’elles sont devenues trop coûteuses.

Près du même nombre (29 %) optent plutôt pour des activités gratuites ou peu dispendieuses. Cette tendance est encore plus marquée chez la génération Z, dont 36 % privilégient les options abordables.

Les impacts du contexte économique actuel ne se limitent pas à la planification des rendezvous, il s’immisce aussi dans les dynamiques amoureuses. Selon le sondage, un Canadien sur quatre souhaite désormais aborder la transparence financière plus tôt dans la relation et 22 % recherchent un partenaire partageant leur vision des finances.

De plus, d’autres facteurs comme la bonne gestion de l’argent d’un partenaire (18 %), sa stabilité financière (16 %), la fréquence des disputes liées aux finances (11 %) et même le désir ou non d’avoir des enfants (9 %) exerceraient également une influence sur les dynamiques de couple.

« Les Canadiens doivent s'adapter à l'évolution du contexte économique, ce qui les amène à revoir leurs priorités. Pour les couples et les personnes qui cherchent l'amour, cela implique de se questionner sur ce qui compte vraiment, que ce soit sur le plan des dépenses, des économies ou des rencontres. », explique Jeet Dhillon, gestionnaire principale de portefeuille à Gestion de patrimoine TD.

La génération Z n'aime pas les secrets

Bien que 54 % des jeunes de la génération Z affirment que le mensonge est le pire « tuelamour » sur le plan financier, 40 % reconnaissent conserver un secret à leur partenaire, soit 13% de plus que la moyenne nationale. Ce groupe se démarque aussi par sa préférence pour garder ses propres comptes bancaires, à 54 % contre 32 % pour lensemble de la population.

L’incertitude économique semble également pousser les Canadiens de la génération Z à valoriser davantage les bonnes habitudes financières : 24 % d’entre eux estiment qu’il s’agit d’une qualité essentielle chez un potentiel partenaire, comparativement à 18 % pour les autres générations.

De plus, 51 % des répondants de la génération Z souhaiteraient que leur partenaire signe un accord prénuptial, un pourcentage bien supérieur à la moyenne nationale (28 %). C’est la deuxième année consécutive que cette tendance se maintient.

L'argent, un sujet tabou

Le sondage révèle également que les Canadiens accordent une importance particulière à la transparence financière dans leur relation (52 %), ainsi qu’aux habitudes de dépenses (51 %), à la similitude des objectifs financiers (51 %) et au niveau d’endettement (41 %) de leur partenaire.

Pourtant, malgré cette quête d’honnêteté, 39 % des Canadiens affirment n’avoir eu leur première conversation sérieuse sur l’argent qu’après avoir franchi une étape majeure de la vie de couple comme s’installer ensemble, se marier ou officialiser une union.

De plus, 15 % des Canadiens admettent n’avoir jamais abordé le sujet avec leur partenaire et bon nombre de Canadiens (35 %) choisissent de ne pas avoir de budget commun avec leur partenaire et, parmi les couples qui en ont un, 3 sur 10 avouent avoir du mal à le respecter.

Finalement, mentir sur l’argent (53 %), dépenser de façon irresponsable (43 %), ne jamais offrir de payer la facture (41 %), prendre des décisions de placements risquées (28 %) ou refuser d’économiser pour des projets communs (25 %) sont les comportements jugés les plus inacceptables par les Canadiens.

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