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La relève agricole, un problème sous-estimé

Le 02 novembre 2022 — Modifié à 11 h 45 min le 17 avril 2023
Par Diane Lemieux

L’agriculture est nécessaire pour subvenir aux besoins physiologiques des humains. Dans le même ordre d’idée, la relève agricole est primordiale afin que les entreprises envisagent des générations futures. Il serait possible de caractériser cette situation de cercle vicieux.

Effectivement, les entreprises agricoles locales sont précieuses, elles permettent d’assurer les besoins alimentaires de la population régionale. Toutefois, moins de 10 % d’entre elles possèdent un plan de relève et l’âge moyen des producteurs est de 54 ans. Ce qui signifie qu’il a très peu d’entrepreneurs et de travailleurs pour reprendre le nombre d’exploitations présentes sur le territoire. Connaissant l’importance de ces faits, l’Union des producteurs agricoles (UPA) a effectué son congrès annuel sur le sujet de la relève agricole.

Heureusement, selon ce que le premier ­vice-président général de l’union ­Paul ­Doyon exprimait, la relève agricole québécoise se porte bien. Beaucoup de jeunes étudient dans les écoles d’agriculture. Certains s’impliquent dans des groupes de relève, comme au ­Centre régional des jeunes agriculteurs du ­Saguenay–­Lac-Saint-Jean (CRJA) ou dans l’agriculture en général.

Le problème ne concerne pas directement la relève, il s’agit plutôt d’une question financière. Les entreprises agricoles et les terres cultivables sont des actifs difficiles à acquérir, en raison de leurs valeurs économiques monstrueuses. Paul ­Doyon confie que les jeunes ont de l’ambition, de l’intérêt et des projets plein la tête. Selon lui, l’accès au financement devrait être revu, ainsi que l’invention de moyens pertinents pour effectuer les transferts d’entreprise.

En poursuivant dans la même direction, la disponibilité de la ­main-d’œuvre est aussi un enjeu important qui est d’actualité. Il ne faut plus se mettre la tête dans le sable, les fermes ont besoin d’employés. Si les travailleurs étrangers n’étaient pas présents, une grosse partie de l’industrie agricole régionale ne serait plus en fonction aujourd’hui.

La fermeture potentielle de ces entreprises impliquerait qu’une bonne partie de notre alimentation serait importée d’ailleurs, et ce, même si nos terres sont les plus accessibles de la province.

Émilie Simard, Saguenay, étudiante en Gestion et technologie d’entreprise agricole.

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