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Autoroute Alma-La Baie: « Comme un coup de masse en plein front » pour le maire de Saint-Bruno

Yohann Harvey Simard
Le 06 avril 2023 — Modifié à 12 h 48 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Le maire de Saint-Bruno, François Claveau, a réitéré son désaccord aujourd’hui avec le choix du corridor nord pour le prolongement de l’autoroute Alma-La Baie.

« Quand j’ai entendu ça à la radio, ça a été comme un coup de masse en plein front. Je suis dans le comité de suivi, et nous n’avons eu aucune rencontre au préalable pour nous informer de l’annonce. Il avait été convenu que le comité devait être mis au courant avant toute décision, et ça n’a pas été le cas. J’étais sidéré et très en colère », a-t-il confié en conférence de presse ce matin.

Encore sous le choc, admet-il, le maire qualifie la décision de « purement politique, illogique, irréfléchie et insensée ».

« Madame la ministre Laforest a hérité d’un dossier qu’elle n’était pas prête à recevoir. Quant à monsieur Donal Boily, directeur régional au ministère des Transports et demeurant à Alma, c’est visiblement un fonctionnaire en fin de carrière qui veut que son bébé, la voie de contournement de Saint-Bruno, voit le jour même si la proposition choisie est complètement absurde et qu’elle favorise sa ville, Alma. »

Une « catastrophe » pour Saint-Bruno

François Claveau estime que le choix du corridor nord est une « catastrophe écologique et économique » pour sa municipalité.

« La route va morceler plusieurs terres en culture et elle va s’implanter dans la partie du territoire regroupant la plus forte concentration de milieux humides. » Il renchérit, affirmant que « tous les inconvénients sont à Saint-Bruno. C’est une catastrophe sur la qualité de vie et le havre de paix des résidents de la route Saint-Alphonse Nord et de ceux des rangs 6, 7 et 8. »

Qui plus est, il accuse le gouvernement d’avoir procédé avec deux poids, deux mesures. Il rappelle que des propriétaires se sont déjà vus dans l’impossibilité de construire leur résidence en raison des milieux humides. « Et là, le ministère des Transports veut dérouler du bitume dessus. C’est complètement aberrant. »

Le maire croit également que les municipalités du secteur sud de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, Hébertville, Hébertville-Station, Saint-Gédéon, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et Desbiens, seront pénalisées, notamment en raison des impacts sur le transport lourd.

Consensus

Enfin, le maire de Saint-Bruno plaide que la décision va à l’encontre du consensus régional. Il soutient que le MTQ devra ainsi rigoureusement justifier son choix.

« Il ne faut surtout passer sous les nombreuses expropriations et les achats de terres agricoles qui devront se faire, de même que les boisés qui seront détruits si le tracé nord est privilégié. Le MTQ doit nous prouver hors de tout doute que le tracé nord a moins d’impacts économiques, environnementaux et humains que le tracé sud. »

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