55 000 $, ça ne change pas une vie, mais… Pour les gagnantes du Demi-million Festivalma, ça l’a assurément rendue un peu plus lumineuse.
Rencontrées par le journal Le Lac-St-Jean, les neuf gagnantes, membres des Pastellistes d’Alma, ont confié ce qu’elles avaient fait, ou ce qu’elles comptaient faire avec leur cagnotte.
Certaines ont décidé d’investir dans un voyage, comme Monette Gagnon, qui partira bientôt en Europe avec ses deux filles et sa petite-fille. « Écoute bien, ça fait longtemps que je n’ai pas fait un voyage, et je suis vraiment contente de pouvoir y aller avec mon propre argent. »
Elle ajoute s’être gâtée sur plan matériel, quoique sans extravagance. C’est que pour Monette Gagnon, le simple fait d’avoir pu renouveler sa literie et son matelas signifiait déjà beaucoup. « J’étais assez écœurée, s’exclame-t-elle, de dormir sur un matelas avec des grands creux! ». De la même façon, celle qui affirme ne pas s’être « habillée depuis des années » se dit impatiente à l’idée de refaire sa garde-robe en vue de son voyage.
De leur côté, Lisette Larouche et Denise Girard avaient déjà prévu de partir aux Îles-de-la-Madeleine ensemble cet été. Plus riches de 55 000 $ depuis, la différence, c’est qu’elles entendent bien ne pas lésiner sur les dépenses. « On va aller dans les plus beaux restaurants! Disons que les homards vont être plus gros et qu’on ne se privera de rien! », se réjouit Lisette Larouche.
Avec une amie, Sonia Maltais s’apprête aussi à mettre les voiles dans le cadre d’une croisière fluviale au Portugal. « C’est vraiment grâce à mon prix, dit-elle, que je me suis permise ça parce qu’on parle quand même d’une croisière de 10 000 $ et plus. »
Pour sa part, Line Lavoie affirme avoir « gâté ses filles et son mari ». « Moi, ma grande ville, elle vit à Montréal. Elle fait de la photo, c’est une artiste. Et là, son MacBook venait de sauter, donc je lui ai dit d’aller s’en acheter un autre, le modèle qu’elle voulait! Et puis, j’ai dit à mon autre fille : le prix que ça va coûter à ta sœur, eh bien, je vais te le donner en argent. J’ai dit la même chose à mon mari! »
De son côté, Francyne Deschênes, la mentore des Pastellistes, a essentiellement employé ses sous pour s’offrir du nouveau matériel de pastel, matériel qui coûte très cher ».
Enfin, certaines des membres des Pastellistes, comme Guylaine Turcotte, voient leur lot comme une simple sécurité financière. « Moi, explique-t-elle, je le vois comme un coussin qui va me permettre de répondre à certains besoins au fil du temps parce que j’ai encore beaucoup d’années à vivre! »
Une chance inespérée
C’est Louise Brisson qui a incité ses compères à investir dans un billet de groupe pour le tirage du Demi-million Festivalma.
« J’ai décidé de participer quand j’ai vu que c’était de l’argent plutôt qu’une maison, parce qu’une maison, ça se sépare mal à neuf. Mais là, en étant seule, je trouvais qu’un billet à 150 $, c’était un peu cher. Alors, je me suis dit : “tiens, je vais demander aux filles si elles veulent embarquer”. »
L’Almatoise décrit la stupéfaction avec laquelle elle a appris qu’elle avait gagné le gros lot en février dernier.
« J’étais sûre de ne pas gagner parce que j’avais récemment acheté des billets Célébrations, et on n’a rien gagné. Donc, je me disais : “je ne suis pas chanceuse, c’est sûr qu’on ne gagnera pas non plus [au tirage Festivalma]”. »
« En fait, renchérit Louise Brisson, on était tellement sûres de ne pas gagner qu’il n’y en a pas une qui était allée au Saint-Crème [là où le dévoilement du gagnant avait lieu]. Et là, j’écoutais la diffusion en direct sur Facebook, et la femme dit : “3, 2, 1, Louise Brisson!” Je me suis mise à crier dans la maison en me demandant s’il y avait une autre Louise Brisson dans la ville d’Alma! Mais là, ça n’a pas pris trois minutes que quelqu’un m’a appelée pour m’annoncer que j’avais gagné. »
La grande gagnante se souvient également de la difficulté qu’elle a eue à persuader ses amies qu’elles venaient de remporter le Demi-million. « J’ai fait un FaceTime avec elles, et il n’y en a pas une qui me croyait! Il y en a une qui me dit : “gagné quoi?” Mais là, il fallait que je réussisse à les convaincre pour qu’elles viennent au Saint-Crème avec moi! »
Louise Brisson raconte avoir finalement eu raison du scepticisme de ses amies en jurant « sur la tête de ses trois enfants et de ses six petites-filles » qu’elles avaient bel et bien gagné.