Un mouvement citoyen à Hébertville dénonce les récentes décisions de la nouvelle administration du centre de ski Mont Lac-Vert, évoquant une diminution des services et une hausse des prix. Des critiques que le président de la Compagnie des montagnes de ski du Québec (CMSQ), Christian Mars, nuance en rappelant le contexte dans lequel l’organisation a pris en charge la station.
Selon M. Mars, la CMSQ n’a pas initié le projet d’acquisition de son propre chef.
« Le 1er septembre 2023, la municipalité d’Hébertville m’a approché directement afin de me demander de reprendre la station de ski du Mont Lac-Vert. On m’avait expliqué que ça n’allait pas, que c’était le chaos », affirme-t-il.
Il évoque notamment des problèmes majeurs liés au système d’enneigement, à une remontée mécanique défectueuse et à une situation financière déficitaire.
La reprise officielle de la station, le 1er janvier 2024, s’est d’ailleurs soldée par un déficit de 600 000 $ lors de la première saison d’opération sous la CMSQ.
« On a pu durant cette première saison prendre connaissance de ce qui ne fonctionnait pas », explique-t-il, ajoutant que plusieurs installations, dont la pente-école et les glissades sur tube, posaient problème.
Face à ce constat, des changements importants ont été apportés.
« On a changé l’équipe de direction de la station, et presque tout le personnel aussi. On a restructuré la façon de fonctionner », indique M. Mars.
Parmi les interventions réalisées, il mentionne la remise en état de la remontée mécanique, la réparation du système d’enneigement et un investissement de 400 000 $ pour l’installation d’un tapis magique destiné à la pente-école.
Malgré ces ajustements, le président reconnaît que tout n’est pas parfait.
« Est-ce que tout est parfait ? Non, mais on a redressé la station afin d’éviter qu’elle soit encore déficitaire. »
Investissements et développements
Concernant les critiques du mouvement citoyen, qu’il associe en partie à d’anciens membres de l’organisme qui gérait auparavant la station, Christian Mars rejette l’idée selon laquelle la station serait en déclin. Il rappelle tous les investissements qui ont été fait, et ceux qui s’en viennent.
« On entend dire que la station est en train de mourir, mais pas du tout ! On assure son avenir en faisant des investissements. »
Parmi les projets à venir, la CMSQ travaille actuellement à la conception d’un développement immobilier de 24 logements sur le site des anciennes glissades sur tube, une activité qui ne reviendra pas.
La direction souhaite aussi renforcer l’initiation au ski chez les jeunes, notamment par des partenariats avec les écoles.
« On est une station de ski, et j’ai besoin que les jeunes viennent ici pour apprendre à skier, pas glisser. »
Vélo de montagne
Du côté du vélo de montagne, un autre point soulevé par les critiques, la CMSQ assure maintenir l’offre existante, tout en apportant certains ajustements.
« On a une trentaine de pistes, et on va les conserver », précise-t-il, tout en indiquant que certaines pistes problématiques ont été retirées pour faciliter l’entretien des pistes de ski.
La station travaille également à sécuriser ses installations, notamment en vue de certifier les crochets permettant de transporter les vélos sur la remontée mécanique.
Enfin, concernant l’absence de la Coupe Québec de vélo de montagne cet été, M. Mars affirme que la décision découle d’un désaccord sur les dates proposées.
« On avait une entente de 3 ans avec la Fédération, et dans cette entente, il était dit qu’on ne pouvait pas accueillir la compétition durant les vacances de la construction. Et lorsqu’on nous a proposé 3 dates pour cette année, on était d’accord pour deux dates, mais pas celle durant les vacances de la construction. La Fédération a décidé de ne pas nous donner de compétition et de ne pas respecter l’entente. »