Le gouvernement du Québec a annoncé le lancement d’une nouvelle étape de la modernisation du système professionnel en amorçant des travaux visant l’encadrement des kinésiologues, des perfusionnistes cliniques et des techniciennes et techniciens ambulanciers paramédics.
Pilotés par l’Office des professions du Québec, ces travaux seront menés en collaboration avec les parties prenantes concernées. Ils ont pour objectif de déterminer les meilleures modalités d’encadrement pour ces professions, à la lumière de l’évolution des pratiques, des besoins du réseau de la santé et des attentes de la population.
Le gouvernement souhaite ainsi mettre en place des standards de pratique clairs, soutenir le développement des compétences et renforcer la cohérence de l’offre de services. Selon Québec, l’encadrement de ces professions contribuera à une meilleure reconnaissance de leur expertise et à des services plus sécuritaires et harmonisés pour la population.
Au Québec, on dénombre actuellement environ 3 500 kinésiologues, près de 80 perfusionnistes cliniques et plus de 6 300 techniciennes et techniciens ambulanciers paramédics.
Les kinésiologues au diapason
La Fédération des kinésiologues du Québec a accueilli l’annonce avec enthousiasme, y voyant un jalon important pour la protection du public. L’organisation se réjouit également de l’intégration accrue de la kinésiologie dans le réseau de la santé et estime que cette reconnaissance générera des bénéfices concrets, tant pour la population que pour le système de santé.
« L'encadrement de la pratique permettra non seulement d'assurer la protection du public, mais aussi de mieux définir le rôle des kinésiologues afin de soutenir une approche globale et durable de la santé. Cette reconnaissance formelle contribuera également à clarifier leurs responsabilités professionnelles, contribuant à des parcours de santé plus cohérents, tout en reconnaissant pleinement leur contribution au sein du système de santé. », a déclaré Marc-Antoine Pépin, président de la Fédération des kinésiologues du Québec.
La Fédération a par ailleurs réitéré sa pleine collaboration au gouvernement et à l’Office des professions du Québec dans le cadre de ces travaux. Elle entend participer activement au processus, notamment par la mise en place de mesures transitoires visant à assurer une intégration ordonnée de la profession et la continuité des services à la population.