Les plateaux sportifs sont plus en demande que jamais à Alma. Une situation qui complique l’accès pour certains citoyens, mais qui témoigne aussi d’un engouement marqué pour l’activité physique depuis la pandémie.
« C’est un heureux problème que nous avons », résume d’entrée de jeu Jennifer Hollands, coordonnatrice des sports et plein air à la Ville d’Alma.
« Depuis la fin de la pandémie, la demande a explosé, comme si les gens avaient été trop enfermés et là ils sont plus actifs qu’auparavant. »
Au cœur de cette réalité, le Centre Mario-Tremblay fonctionne à pleine capacité. Du lundi au vendredi, les plateaux y sont occupés de 6 h 30 à 22 h, sans répit.
« Tous les après-midis, ce sont les programmes en sport-études qui occupent les plateaux, et le reste du temps, ce sont les clubs et les associations sportives. Donc la semaine, Monsieur et Madame Tout-le-monde qui veut louer une heure de plateau, c’est difficile. »
Une pression accrue sur les installations
Plusieurs facteurs expliquent cette forte pression. D’abord, la popularité croissante de nombreux sports.
« Tous les clubs sont en pleine croissance, ce qui est une excellente chose. Ils ont de plus en plus de membres, donc ils doivent prendre davantage d’heures de plateau. »
Certains sports contribuent particulièrement à cette réalité, notamment le pickleball. Autrefois pratiqué principalement par des retraités en matinée, le pickleball attire désormais toutes les générations.
« Ce ne sont plus juste des retraités. On a maintenant des plages horaires en soirée pour répondre à la demande des gens qui travaillent. »
À cela s’ajoute la diversité des activités offertes, comme le tennis intérieur, baseball hivernal, soccer, athlétisme, sans oublier la présence accrue du Collège d’Alma, dont les équipes sportives occupent elles aussi davantage d’heures de plateaux.
Une gestion serrée des priorités
Malgré cette forte demande, la Ville affirme réussir à répondre aux besoins, notamment grâce à une politique de priorisation bien établie.
« Les organismes, les associations et les clubs ont la priorité. Quand on planifie les horaires, on commence par eux. Ensuite, on ouvre aux locations pour les citoyens », explique la coordonnatrice.
Des pistes de solutions
Si la construction d’un nouveau complexe sportif pourrait sembler une solution évidente, elle demeure peu réaliste à court terme.
« Idéalement, ça prendrait un autre complexe, mais on parle d’un investissement d’environ 30 millions de dollars aujourd’hui. Ce n’est pas dans les discussions actuellement. »
D’autres avenues sont toutefois explorées. Le club de pickleball envisage notamment de se doter de ses propres installations. La décentralisation des activités fait aussi partie de la stratégie, notamment avec l’utilisation accrue d’installations comme le Centre Édouard-Moffat.
« Malgré toute la demande, ça se passe bien, on s’en sort sans trop de plainte. »