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Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouan (CHAM)

« Si on n’a pas notre agrément cette fois, on ne l’aura jamais » - Robert Charron, président-directeur général intérimaire

Le 22 mai 2026 — Modifié à 10 h 04 min le 21 mai 2026
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste

Le Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouan (CHAM), à Desbiens, se croise les doigts dans l’espoir d’obtenir l’agrément du ministère de la Culture et des Communications, sans quoi l’institution muséale risque de devoir fermer ses portes prochainement.

L'agrément du gouvernement du Québec est une reconnaissance officielle attestant la conformité d'une organisation ou d'un programme aux standards de qualité, de gestion ou de compétence. Il facilite l'accès aux subventions, la crédibilité auprès des partenaires et la conformité légale dans des secteurs clés comme la culture, la formation et la santé. L’agrément délivré aux institutions muséales comme le CHAM est d’une durée de cinq ans et valide le respect des normes muséologiques et de la préservation du patrimoine.

Or, pour le CHAM, dont les revenus provenant des visites demeurent modestes, il est crucial d’obtenir l’accès à une source de financement étatique récurrente afin de couvrir ses dépenses de fonctionnement, explique son directeur général intérimaire, Robert Charron.

Le tout pour le tout

En 2019, puis en 2021, le CHAM a déposé une demande d’agrément, mais sans succès.

Depuis l’arrivée aux commandes de Robert Charron, médecin à la retraite et détenteur d’une maîtrise en histoire, le musée a considérablement amélioré son offre. Son exposition a été réactualisée , son équipe renouvelée, tandis que de nouveaux forfaits de visite ont été intégrés.

« On doit répondre à beaucoup d’exigences pour obtenir un agrément : il faut être à la hauteur dans tous nos protocoles, comme la façon dont on tient nos artéfacts, nos horaires, la qualité de nos rapports annuels, etc. Bref, il faut démontrer que des efforts ont été faits, qu’on a remis ça à niveau, qu’il y a une nouvelle équipe et qu’on a la qualité et les capacités requises pour un agrément. C’est simple : le gouvernement veut investir là où il y a de l’énergie, de l’intérêt et de la compétence. »

Fort des améliorations qui y ont été effectuées, le CHAM a refait une demande d’agrément plus convaincante que jamais à l’automne 2025. « Nous sommes en attente d’une réponse imminente. Si on n’a pas notre agrément cette fois, on ne l’aura jamais, estime Robert Charron.

Car le temps presse, martèle le directeur général intérimaire, rappelant que le CHAM a déjà été sauvé de justesse l’an dernier grâce à une aide d’urgence de 50 000 $ débloquée par le député de Lac-Saint-Jean, Éric Girard.

Depuis plusieurs années, le CHAM survit essentiellement grâce à du travail bénévole. Même si elle obtient un agrément, l’institution muséale ne sera pas sortie de l’auberge puisque selon les règles, il lui faudrait encore patienter trois ans avant de pouvoir demander un budget de fonctionnement.

« C’est pour ça que dans ma demande, qui est hors-norme, j’ai bien spécifié que si on avait l’agrément, il allait aussi falloir qu’on obtienne un budget dès cette année. Dans le cas contraire, je ne pourrai pas continuer. »

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