Le ministère de la Santé et des Services sociaux a fait le point sur la situation entourant la récente éclosion de Hantavirus survenue à l’étranger. Selon les autorités, aucun cas lié à cette éclosion n’a été recensé jusqu’à présent sur le territoire québécois.
La Santé publique assure que le risque pour la population demeure « très faible » et indique suivre l’évolution de la situation de près, en collaboration étroite avec les autorités fédérales et ses partenaires. Le ministère précise par ailleurs qu’aucune personne se trouvant à bord du bateau de croisière MV Honduis, où l’éclosion de Hantavirus s’est déclarée, n’est résidente du Québec.
Toutefois, dans la province, huit personnes ont été identifiées comme ayant potentiellement été en contacts avec le virus à la suite de l’éclosion survenu à bord du navire. Après évaluation, ces individus sont toutefois considérés à faible risque de développer l’infection. La Santé publique confirme qu’ils n’ont pas eu de contacts directs ni prolongés avec des cas confirmés.
Par précaution, ces personnes doivent néanmoins se soumettre à une autosurveillance de leurs symptômes pendant une période de 42 jours. En l’absence de symptômes, aucune mesure d’isolement n’est requise. Les directions régionales de santé publique assurent pour leur part un suivi préventif afin de détecter rapidement toute évolution de la maladie auprès d’elles.
À l’échelle internationale, la situation demeure sous surveillance. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’hantavirus représente toujours un risque faible pour la santé mondiale.
Le nombre de cas confirmés s’élève actuellement à 11, dont trois décès. Aucun nouveau décès n’a été rapporté depuis le 2 mai. Tous les cas recensés concernent des passagers ou des membres de l’équipage du navire touché, selon les informations relayées par Radio-Canada.