Mercredi, 18 février 2026

Chroniques

Temps de lecture : 2 min 28 s

Le vélo, encore!!!

Le 05 septembre 2024 — Modifié à 07 h 00 min
Par Louis Potvin

« Tu ne vas pas écrire encore sur le vélo?!!! »

« Ben oui! C’est le seul sujet qui ne me démoralise pas ou bien qui ne me fait pas pomper. À part les tatas qui frisent nos guidons ou qui pensent que nous sommes des dangers publics à rouler sur l’accotement. »

C’est d’ailleurs une idée lumineuse, qu’a eu le comité organisateur de la course de vélo sur route à l’autodrome de Saint-Félicien de la nommer « La Classique Serge-Philippe Tremblay, en hommage à ce cycliste qui est décédé trop jeune, frappé par un automobiliste alors qu’il roulait sur l’accotement entre Saint-Félicien et Saint-Prime.

Un homme chaleureux et un ami cycliste à qui je pense presque chaque fois que j’enfourche mon vélo.

Il faut se souvenir de nos cyclistes qui sont morts sur la route. Je le répète : la route se partage et je ne veux plus entendre des gens me crier après que ma place est sur la piste cyclable.

Et au même moment que j’écris ces lignes, j’apprends que le hockeyeur Johnny Gaudreau et son frère sont morts à vélo frappés par un automobiliste en état d’ébriété….

Mais ce n’est pas de cet éternel et stérile combat qui vire en rond depuis longtemps dont je veux vous entretenir. Je ne perds plus d’énergie à essayer de convaincre les récalcitrants.

Le bon côté du vélo

Ce que je trouve merveilleux, entre autres, du vélo, ce sont les courses et les compétitions. L’énergie qu’on y retrouve.

De voir la franche camaraderie entre les cyclistes, que ce soit pour une course de route ou une compétition de vélo de montagne, ou la fraternité entre passionnés de bécyk qui viennent encourager les athlètes, me réconcilie avec la nature humaine. On est loin de la folie dans les gradins d’un aréna.

Et depuis quelques années, Saint-Félicien démontre qu’elle est une ville vélo avec la popularité des sentiers du Tobo-Ski et des courses présentées.

Et ceux qui doutent de l’importance des événements n’ont qu’à se promener en ville et voir les stationnements des supermarchés remplis de voiture et camionnettes avec plein de vélos sur des supports. C’était le cas lors de la dernière Coupe Canada qui a eu lieu récemment.

Il y avait près de 500 cyclistes présents. Des athlètes de partout au Québec qui sont accompagnés de parents et amis. Ça fait du monde qui dépense ici. Il y avait même des coureurs des États-Unis et de plusieurs provinces du Canada, dont la Colombie-Britannique.

C’est un privilège d’avoir tous ces athlètes à Saint-Félicien. De plus, le comité organisateur a eu l’idée d’organiser une Coupe Québec une semaine avant au Mont Lac-Vert à Hébertville. Ce fut un succès qui devrait se répéter.

On vise ainsi que les gens qui se déplacent pour le week-end vont passer la semaine dans la région en attente de l’autre compétition. Et selon les observations de Martin Demers, grand organisateur des courses de vélos dans la région, plusieurs familles de coureurs l’auraient fait. Évidemment, il lui est difficile de mesurer les retombées économiques liées à leur présence.

Cette proximité des spectateurs avec les cyclistes est rare dans les autres sports. Ça démontre que le sport est accessible et permet de voir et même parler aux meilleurs. Pour un jeune de côtoyer des athlètes de la trempe de Léandre Bouchard et Victor Verreault qui courent partout dans le monde, et bien ça donne le gout à des petits culs à faire du vélo. Il fallait voir les jeunes à Hébertville faire la file pour des autographes. Ou encore, de contempler le sourire radieux des tout-petits participer à une course Bibite.

C’est ça le vélo. Le vélo c’est la liberté.

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