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Témoignages: la sclérose en plaques, la bataille d'une vie

Yohann Harvey Simard
Le 25 avril 2023 — Modifié à 14 h 55 min le 25 avril 2023
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Trois femmes ont accepté de livrer un témoignage sur les impacts qu’a eu la sclérose en plaques (SP) sur le cours de leur vie dans le cadre du lancement de la programmation annuelle de la Société canadienne de la sclérose en plaques – section Lac-Saint-Jean.

Difficile de rester insensible aux histoires poignantes qu’ont relatées Julie Gagnon, Annie-Claude Larouche et Mélissa Ratté.

Le diagnostic de l’Almatoise Julie Gagnon tombe lorsqu’elle attend son troisième enfant. « J’étais loin de me douter qu’à 40 ans, je m’apprêtais à affronter le plus gros et le plus long défi ma vie », affirme celle qui occupait à ce moment un poste de gestionnaire de portefeuilles.

Alors que rien ne pouvait l’arrêter, dit-elle, Julie Gagnon est foudroyée par la maladie. Sa vie ne sera plus jamais la même. Rappelant que les symptômes de la SP en plaques sont multiples et variables, elle affirme pour sa part être « invalidée dans son quotidien par la fatigue chronique physique et mentale ».

« C’est inconcevable pour une mère de dire à son fils de cinq ans qu’on peut aller au parc seulement 15 minutes parce que maman est trop fatiguée… »

Julie Gagnon a aussi dû faire une croix sur sa vie professionnelle. Malgré tout, elle affirme que « la vie est belle ». Un positivisme qui lui serait toutefois difficile de conserver sans ses traitements.

« Grâce aux nombreuses avancées, j’ai espoir de rester debout longtemps et je rêve d’un monde sans SP. »

Un tournant pour Annie-Claude Larouche

La sclérose en plaques fût également impitoyable avec Annie-Claude Larouche, une infirmière de Saint-Augustin qui collectionnait autrefois les projets.

À l’âge de 33 ans, la jeune femme s’effondre au sol. Des tests révéleront plus tard qu’elle est atteinte de la SP. Tranquillement, elle doit faire le deuil des nombreuses activités sportives auxquelles elle s’adonnait avec tant de fougue.

Surtout, elle aussi, dû quitter son emploi, expliquant qu’elle ne pouvait pas « être plus malade que ses patients ». Cependant, cinq ans plus tard, ses traitements lui ont permis de renouer avec la plupart de ses passe-temps.

Mélissa Ratté

Mélissa Ratté, d’Alma, apprend qu’elle devra vivre avec la SP en 2017.

« Au moment de l’annonce de mon diagnostic, j’avais de la misère à marcher, mes pieds ne suivaient plus et mon corps était engourdi des orteils à la poitrine », se souvient-elle.

Mère monoparentale, pour Mélissa Ratté, la chose la plus douloureuse aura toutefois été de ne pas avoir pu être aussi présente qu’elle l’aurait souhaité pour sa petite fille de quatre ans « qui avait tout à apprendre à cet âge-là ».

« Ses premiers tours de vélo, ce n’est pas avec moi qu’elle les a faits », illustre-t-elle, incapable de retenir ses sanglots.

À l’aide de la médication, Mélissa Ratté a pu reprendre son travail de journaliste et d’animatrice télé. Ses traitements lui permettent avant tout de prendre soin de sa fille, « sa priorité ».

Les trois femmes en viennent à la même conclusion : le salut des personnes atteintes de la SP réside dans les progrès de la science. Elles invitent ainsi la population à donner généreusement dans le cadre du mois de la sensibilisation à la SP.

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