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Manifestation d'envergure à Alma

Les producteurs agricoles dénoncent le manque de soutien financier de Québec

Yohann Harvey Simard
Le 27 mars 2024 — Modifié à 14 h 52 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Des dizaines de tracteurs défilaient dans le stationnement du Centre Alma ce matin. Ils étaient conduits par des producteurs agricoles venus des quatre coins de la région. Des producteurs agricoles à bout de souffle qui venaient exprimer haut et fort leur mécontentement vis-à-vis le manque de soutien financier du gouvernement provincial.

Alors que leurs besoins, eux, augmentent, les agriculteurs dénoncent la diminution de la part du budget provincial octroyée au secteur de l’agriculture. De 0,98 % en 2023, la part du budget allouée à l’agriculture est passée à 0,79 % dans le budget de 2024.

« Nous sommes carrément négligés », déplore Mario Théberge, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les mesures prévues pour soutenir les producteurs agricoles représentent 50 M$ sur cinq ans. Une enveloppe qui doit à la fois permettre l'augmentation du volume de production, l'adoption de pratiques agroenvironnementales, la diversification des entreprises agricoles et la création d'un fonds d'investissement visant à faciliter l'accès des jeunes entrepreneurs à la propriété des terres, notamment. Trop peu, trop tard, estime l’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Depuis 2022, l’UPA et ses organisations affiliées répètent sur toutes les tribunes que l’avenir des entreprises agricoles québécoises est plus fragilisé que jamais en raison de pressions économiques, territoriales, climatiques et environnementales inégalées. Les quelques ajustements aux programmes existants et à diverses mesures dites d’urgence n’ont pas su répondre à l’ampleur des attentes et des besoins », indiquait l’organisation par voie de communiqué.

Des programmes obsolètes

Selon Mario Théberge, les programmes d’aide de la Financière agricole du Québec ne sont plus adaptés à la réalité d’aujourd’hui.

« Nos systèmes de protection, nos programmes d’assurances ne sont plus à jour. Avec les changements climatiques, il y a des phénomènes climatiques extrêmes qui n’étaient jamais arrivés avant. Alors, nos programmes ne réagissent plus de la bonne façon pour compenser nos producteurs adéquatement sur les pertes subies. »

 

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