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Préservation du patrimoine naturel

Le Mouvement Onésime-Tremblay veut protéger les berges du lac Saint-Jean

Émile Boudreau
Le 17 décembre 2025 — Modifié à 11 h 02 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

À l’approche de nouvelles audiences publiques sur l’avenir des berges du lac Saint-Jean, le Mouvement Onésime-Tremblay exhorte la région à s’unir autour de certaines positions.

Le regroupement citoyen, connu pour son opposition à la privatisation des ressources électriques, reconnaît toutefois la complexité du dossier et la diversité des intérêts en jeu.

« Des réalités sectorielles historiquement différentes font en sorte qu’il ne peut y avoir unanimité sur ce dossier. Il est cependant très important que l’on fasse front commun sur certains éléments qui nous apparaissent essentiels, si nous voulons avoir un lac pour tous. », a indiqué le Mouvement dans un communiqué diffusé le 16 décembre en soirée.

Trois priorités pour un consensus

Le premier élément identifié par le Mouvement est que le prochain décret sur le lac Saint-Jean englobe l’ensemble du pourtour du lac afin de protéger la biodiversité des secteurs plus fragiles tels que le Parc national de la Pointe Taillon et l’estuaire de la rivière Mistassini.

« L’absence de conservation et de protection de ces secteurs encore sauvages, souvent les plus beaux sites naturels, ne tient plus la route. », affirme le regroupement.

Le deuxième élément sur lequel le mouvement souhaite faire consensus est que l’esthétisme, la qualité des matériaux et l’accessibilité devront être pris en compte lors des travaux de protections des berges et des plages.

« Un bilan des travaux réalisés s’impose. », explique le Mouvement qui critique la qualité des interventions réalisées par Rio Tinto, citant en exemple le secteur derrière l’île Boulianne où la compagnie se serait contentée de déverser des roches, rendant impossible l’approche de la rive en embarcation.

« Ça ne coûte pas cher, mais ça ne vaut pas cher et c’est tout à fait intolérable de venir massacrer ce qu’on a de plus beau. Non seulement c’est possible de faire mieux, nous en avons le devoir. », affirme le regroupement.

Le troisième élément identifié est la remise en état de la Pointe Langevin. Le regroupement exige que Rio Tinto assume ses responsabilités dans ce secteur et dénonce le désengagement de la compagnie à son endroit.

« Quand on veut gérer seul un réservoir, il faut être les seuls à payer. Abandonner ce dossier serait accepter que la compagnie renonce à ses devoirs manifestes, lorsque ça coûte cher. », insiste le Mouvement, qui craint un précédent dangereux si l’entreprise limite ses interventions aux problèmes mineurs.

À ces revendications s’ajoute la question du niveau du lac, qui devra concilier la protection des berges et la navigation estivale selon le Mouvement qui souhaite tourner la page sur ce qu’elle décrit comme « des privilèges vieux de 100 ans ».

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