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Ferme Gilbert et Fils

« La vida a la ferma »

Le 19 décembre 2025 — Modifié à 09 h 46 min le 18 décembre 2025
Par Mathieu Gravel

La Ferme Gilbert et Fils emploie des travailleurs étrangers temporaires depuis 2019, à raison d’au moins un par année. L’entreprise met beaucoup d’efforts pour faciliter leur arrivée, leur intégration et leur bien-être dans la région.

Le propriétaire, Pascal Gilbert, explique les défis du processus : « Quand tu fais venir un travailleur étranger, c’est long. S’il y a un problème et qu’il doit repartir d’urgence, il faut recommencer à zéro. Tu ne peux pas trouver un remplaçant, tu n’as pas de plan B. L’UPA nous encadre bien, mais ça reste laborieux. »

En ce moment, la ferme accueille Jaime Rivera Sandovar, originaire du Guatemala, qui en est à son deuxième contrat ici.

« J’ai un besoin et Jaime a un besoin. Lui a besoin d’un bon emploi pour sécuriser l’avenir de sa famille. Nous, on a besoin de gens pour faire avancer notre projet. C’est devenu une personne vitale ici. »

Père de deux enfants — bientôt trois — Jaime habite à Saint-Henri-de-Taillon dans une maison partagée avec d’autres travailleurs étrangers provenant d’entreprises voisines de Saint-Henri, de L’Ascension et de Saint-Cœur-de-Marie.

« Ils sont quatre en ce moment à la “Casa”. Notre voisin, aussi agriculteur, avait une maison de libre et souhaitait la louer pour l’entretenir. »

Noël à la ferme

Pour les Fêtes, Pascal et sa famille ouvrent leurs portes : « On a invité lui et les autres membres de la Casa à notre party de Noël. C’est plus facile pour eux de jaser et se dégêner s’ils ont des compatriotes. Comme je parle aussi espagnol, c’est l’fun de pouvoir leur jaser et les inclure. Jaime vient aussi chez nous au jour de l’An. »

L’apprentissage du français peut être intimidant pour les travailleurs, reconnaît Pascal : « Ils voient ça gros. La francisation, ce n’est pas toujours concluant. Mais ça dépend de chaque personne. On a déjà eu un Guatémaltèque qui parlait super bien après un an, juste en regardant la télé en français. »

Quand on lui demande comment se passe la vie ici, Jaime répond simplement qu’il s’agit « d’une belle expérience ». Il espère un jour pouvoir faire venir sa famille, si la chance lui permet, pour leur faire profiter de cette nouvelle vie.

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