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Investissement de 9,2 M$

Un atelier d’ébénisterie digne des plus hauts standards au CFP Alma

Yohann Harvey Simard
Le 12 janvier 2026 — Modifié à 13 h 27 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Avec un nouvel atelier à un 9,2 M$ répondant aux plus hauts standards de l’industrie, le département d’ébénisterie du Centre de formation professionnelle (CFP) Alma n’a plus rien à envier aux autres.

Alors que les apprentis ébénistes devaient auparavant se rendre dans le Parc industriel Nord d’Alma pour suivre leurs cours, le nouvel atelier a été annexé au Pavillon Auger du CFP Alma, favorisant ainsi l’esprit de communauté et l’accès aux services aux élèves.

« En plus d’un nouvel environnement d’apprentissage, résume Rémi Dufour, directeur du CFP Alma, les élèves peuvent profiter d’une véritable vie étudiante grâce à des espaces communs et d’une proximité des services aux élèves. »

Le programme d’ébénisterie du CFP Alma a obtenu sa permanence parallèlement à la construction de son atelier. Le programme peut accueillir 20 nouveaux élèves chaque année.

Un atelier bien pensé

Les nouveaux locaux, d’une superficie de 10 000 pi², se divisent en plusieurs postes de travail dont la disposition a été réfléchie de sorte à rendre les déplacements optimaux. De façon générale, précise Jean-Samuel Gauthier, professeur en ébénisterie au CFP Alma, l’atelier reflète, au même titre que la formation qu’on y dispense, la réalité des milieux de travail actuels.

« Dès sa conception, nous voulions que l’atelier soit fonctionnel, ergonomique et lumineux pour permettre à nos apprenants d’évoluer dans les meilleures conditions possibles, et des conditions collées à celles du marché du travail. La sécurité a été placée au cœur de nos priorités : circulation fluide, postes de travail adaptés, outils bien disposés, éclairage optimal, systèmes de protection, chaque détail a été pensé pour assurer un milieu de travail sain et rassurant. »   

Les établis sont, par exemple, séparés des appareils de découpe qui génèrent beaucoup de bruit. Les élèves peuvent ainsi échanger entre eux et effectuer la finition de leurs projets, comme le polissage, sans être dérangés. Au total, l’atelier est constitué de six espaces distincts : un pour les établis, un pour la découpe et le taillage du bois, un pour l’assemblage, un pour la peinture, un pour les salles de classe et un autre pour l’entreposage des matériaux.

« La disposition regroupée des établis de travail permet des échanges, le partage et l’apprentissage avec ses pairs. Les élèves ont besoin d’être entourés, de ressentir un esprit de famille, de rire, de se taquiner, de s’entraider », insiste Bruno Simard, enseignant en ébénisterie au CFP Alma.

Équipé de tous les outils manuels et électriques communément employés dans le domaine,  l’atelier se distingue ailleurs par sa luminosité naturelle, rendue possible grâce à une vaste fenestration et complétée par un éclairage ne laissant aucune zone d’ombre. Un atout considérable pour l’enseignement d’un métier qui demande autant de précision et de dextérité.

Jean-Samuel Gauthier rappelle que « l’ébénisterie est un métier d’art, un métier de passion, un métier où la précision du geste se construit au quotidien. Grâce à cet environnement renouvelé, nous donnons à nos étudiants les moyens de s’approprier pleinement cet héritage tout en se préparant aux exigences modernes du secteur. »

Des élèves enthousiasmés

Si son inauguration officielle n'a eu lieu que la semaine dernière, l’atelier a pu accueillir sa première cohorte l’automne dernier. Et les élèves s’en réjouissent tout autant que leurs enseignants.

« C’était difficile avant de faire de gros meubles parce que les tables étaient plus rapprochées », indique l’une d’entre elles.

« Avant, c’était moins bien organisé et ça rendait la communication difficile », renchérit une autre.

Enfin, une troisième élève salue pour sa part la fenestration généreuse du nouvel atelier, rappelant que les anciens locaux ne disposaient d’aucune fenêtre.

La construction de l’atelier a été en majeure partie financée par le ministère de l’Éduction du Québec.

« Comme gouvernement, on priorise la formation professionnelle en ce moment. On en a besoin, et ce sont de beaux métiers. Ce sont de bons métiers dont beaucoup de nos entreprises manufacturières ont besoin, ici, dans la région. Et ce sont aussi des métiers valorisants qui permettent même de devenir entrepreneur et entrepreneure », a souligné Éric Girard, député de Lac-Saint-Jean et ministre délégué au Développement économique régional et responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

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