Un vaste consensus se dessine au sein de la population québécoise en faveur du maintien au Québec des personnes immigrantes déjà en emploi. C’est ce que révèle un sondage Léger commandé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et réalisé du 20 au 22 février 2026.
Selon les résultats dévoilés jeudi, 83 % des Québécoises et Québécois estiment que les personnes immigrantes occupant un emploi et bien établies devraient être autorisées à rester au Québec, une hausse de quatre points par rapport au dernier sondage réalisé à ce sujet en novembre 2025.
Le sondage montre également que 77 % des répondants souhaitent que le gouvernement du Canada facilite le renouvellement des permis temporaires pour les travailleuses et travailleurs déjà établis au Québec.
« Rarement nous avons vu au Québec un tel consensus. Le gouvernement doit agir maintenant. Nos dépanneurs, nos restaurants et nos épiceries, nos systèmes de santé et d'éducation reposent sur des gens qui ont choisi le Québec. Il faut une clause de droits acquis pour les orphelins du PEQ et une entente entre les gouvernements du Québec et du Canada pour le renouvellement des permis des personnes concernées. » a déclare. Geneviève Dubois, 1ere VP de l'UMQ et mairesse de Nicolet.
L’UMQ réitère que l’adoption d’une clause de droits acquis pour les personnes touchées, ainsi que l’abandon des restrictions actuelles du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), sont devenus indispensables. Selon l’organisation, le sondage confirme un soutien populaire croissant pour la régularisation des travailleurs et travailleuses temporaires.
Réaction de la classe politique
À l’Assemblée nationale, la réaction ne s’est pas fait attendre. Québec solidaire (QS) a exhorté le ministre de l’Immigration, Jean‑François Roberge, à entendre le message envoyé par la population.
« La pression grimpe de jour en jour contre l'entêtement désastreux et absolument inexplicable du ministre Roberge. [...] Aujourd'hui, la population et l'ensemble de la société civile parlent d'une seule voix : ces travailleurs font partie de nos communautés et doivent pouvoir rester. Quand on prend une mauvaise décision, on la reconnaît et on recule. Le ministre doit accorder une clause de droits acquis et mettre fin à l'anxiété généralisée qu'il entretient. », a déclaré le leader parlementaire solidaire, Guillaume Cliche‑Rivard.
Comme l’UMQ, QS réclame également le rétablissement du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) avec une clause de droits acquis pour les personnes déjà installées au Québec lors de son abolition.