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Immigration

Des municipalités du Lac-Saint-Jean dénoncent l’abolition du PEQ

Émile Boudreau
Le 11 février 2026 — Modifié à 08 h 18 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Plusieurs municipalités du Lac-Saint-Jean ont répondu à l’appel lancé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en adoptant, mardi soir, une résolution pour dénoncer l’abandon du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

En plus d’Alma, les municipalités de Dolbeau-Mistassini, Saint-Félicien et Roberval ont toutes adopté des résolutions, rapporte Radio-Canada. Les élus arboraient un cœur bleu, symbole de la campagne de l’UMQ en soutien aux travailleurs étrangers touchés par l’abolition du programme.

L’UMQ réclame notamment que Québec accorde des droits acquis aux travailleurs déjà en poste, afin d’atténuer les effets de la fin du PEQ. Le programme permettait jusqu’à récemment un accès accéléré à la résidence permanente, avant d’être remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), vivement critiqué par de nombreux organismes et élus municipaux.

Les municipalités ont également ciblé le gouvernement fédéral, qui a restreint son Programme de travailleurs étrangers temporaires (PTET) à bas salaire. L’UMQ demande à Ottawa de mettre en place des mesures transitoires pour protéger les travailleurs déjà en poste au Québec.

Le PEQ s’invite dans la course à la chefferie de la CAQ

Le débat autour du PEQ a fait irruption dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ). Lundi, le candidat Bernard Drainville a réitéré sa promesse d’accorder une clause grand-père aux travailleurs étrangers déjà établis au Québec. Le lendemain, sa rivale Christine Fréchette s’est engagée à réactiver le PEQ pour une période transitoire de deux ans si elle remportait la chefferie et devenait première ministre.

Ces engagements ont été salués par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Sa présidente, Magali Picard, presse toutefois le gouvernement Legault d’agir immédiatement, plutôt que d’attendre l’issue de la course à la chefferie. Selon elle, une annonce rapide permettrait de dissiper les craintes d’expulsion qui pèsent sur les travailleurs étrangers ayant misé sur le PEQ.

« Comme la personne qui sera élue par les membres de la CAQ sera premier ministre ou première ministre, la FTQ demande à Québec d'annoncer dès maintenant la réactivation complète du programme pour mettre fin à l'incertitude et aux menaces d'expulsion qui hantent celles et ceux qui ont cru à la parole du gouvernement lorsque le programme a été lancé. », a déclaré la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Selon elle, il est impératif de faire marche arrière pour corriger la réputation du Québec sur la scène internationale qui aurait été « gravement entachée » par les décisions gouvernementales dans ce dossier.

« Le Québec est, et doit demeurer, une terre d'accueil pour les personnes qui souhaitent vivre chez nous, se bâtir une nouvelle vie tout en s'intégrant à la société québécoise, peu importe d'où elles viennent », a conclu Magali Picard.

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