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Abolition du PEQ

Québec solidaire dénonce l’entêtement de la Coalition Avenir Québec

Émile Boudreau
Le 12 février 2026 — Modifié à 10 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Québec solidaire dénonce « l’entêtement » de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à abolir le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) et met en garde la population contre les incohérences du Parti Québécois (PQ) en matière d’immigration.

Alors que les députés solidaires se sont joints à une motion du PQ présentée à L’Assemblée nationale hier par le député péquiste Pascal Bérubé dénonçant le mauvais bilan du gouvernement caquiste pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la candidate à l’élection partielle dans Chicoutimi, Jeanne Palardy, affirme que l’abolition du PEQ aura des impacts « dévastateurs » sur sa région.

« En ce qui concerne l’abolition du PEQ, tout le monde est d’accord ici à Chicoutimi : c’est une mauvaise décision qui va avoir des conséquences catastrophiques sur nos services publics, pour nos PME et nos établissements d’enseignement supérieur. Même les deux aspirants chefs de la CAQ ont reconnu qu’il fallait offrir une clause de droit acquis aux orphelins du PEQ. L’entêtement idéologique de Jean-François Roberge est en train de causer une angoisse immense pour les travailleurs étrangers qui ont élu domicile ici, chez nous », a dénoncé la candidate.

Incohérence du Parti Québécois

Malgré l’appui de sa formation politique à la motion du PQ, le porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, a déclaré que les politiques en immigration proposées par le parti actuellement premier dans les sondages, tant dans la circonscription de Chicoutimi qu’au niveau national, seraient « encore plus catastrophiques » pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« La CAQ a pris la décision injustifiée d’abolir le PEQ pour réussir à baisser les seuils d’immigration à 45 000 personnes par année, mais le PQ veut aller encore plus loin, en maintenant l’abolition du PEQ et en adoptant des seuils encore plus bas de 35 000 immigrants par année. », a souligné le député.

Il demande au chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, d’expliquer comment il compte atteindre ces cibles qu’il juge irréalistes tout en permettant aux immigrants francophones et qualifiés qui se sont installés au Saguenay d’y rester. 

« C’est de la poudre aux yeux. Je crains qu’un gouvernement du Parti québécois soit encore plus néfaste que la CAQ pour nos services publics et nos entreprises », a-t-il ajouté.

Selon le leader parlementaire de Québec solidaire, Guillaume Cliche-Rivard, la mobilisation des derniers mois contre la fin du PEQ a permis d’isoler le ministre Jean-François Roberge au sein de son propre parti, alors que les candidats à la chefferie de la CAQ, Bernard Drainville et Christine Fréchette ont tous les deux annoncé qu’ils reviendraient d’une manière ou d’une autre sur l’abolition du PEQ.

« Envers et contre tous, contre les maires et mairesses du Québec, contre les syndicats et les chambres de commerce, contre le milieu collégial et universitaire, contre la mobilisation historique de la société civile, le ministre Roberge et le PQ avancent tête baissée. », a-t-il conclu.

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