Le manque de communication entre les systèmes de santé et la prolifération de fausses informations en ligne menacent directement la qualité des soins prodigués aux Canadiens, selon l’Association médicale canadienne (AMC).
Un récent sondage mené conjointement par l’AMC et Abacus Data révèle une quasi-unanimité chez les médecins : 99 % d’entre eux estiment que le manque de communication entre les systèmes de santé nuit à la transmission des dossiers médicaux, des résultats d’examens et des notes cliniques.
De plus, près de la moitié des médecins sondés (48 %) affirment avoir été témoins de conséquences graves découlant de ce cloisonnement de l’information, notamment la progression évitable de maladies ou des diagnostics manqués.
Parallèlement à ces enjeux structurels, la désinformation en santé représente un problème croissant selon les médecins canadiens. Le sondage indique que 97 % d’entre eux ont dû intervenir afin de prévenir ou de corriger un problème de santé après qu’un patient ou une patiente ait suivi des informations fausses ou trompeuses trouvées sur Internet ou des conseils générés par l'intelligence artificielle (IA).
Ce constat rejoint celui de l’Étude de suivi de l’AMC sur la santé et les médias 2026, selon laquelle les personnes ayant suivi des recommandations de santé produites par l’IA étaient cinq fois plus susceptibles de subir des effets néfastes que celles qui ne l’avaient pas fait.
« Chaque jour, les médecins doivent faire des pieds et des mains pour fournir des soins opportuns malgré le manque de communication entre les systèmes de santé, et malgré le flot de fausses informations sur la santé qui submerge la patientèle et entraîne des préjudices bien réels. », affirme la Dre Margot Burnell, présidente de l’AMC. « Nous devons mettre en place des systèmes de santé numériques modernes et connectés, et le gouvernement fédéral doit en faire plus pour promouvoir la diffusion d’informations fiables sur la santé. », ajoute-t-elle.