Forte de différents soutiens financiers annoncés dernièrement, la fabrique Saint-Joseph se donne l’objectif de rouvrir l’église du même nom d’ici la fin de 2026.
Le président du conseil de fabrique, André Bergeron, insiste : « ce n’est pas une promesse, mais bien un objectif de rouvrir l’église Saint-Joseph en 2026 ».
En conseil municipal hier soir, la Ville d’Alma s’est engagée à verser une aide financière additionnelle équivalente à 50 % du manque à gagner de 250 000 $ pour terminer la réfection de l’église. Il a été précisé que cette aide ne pourra pas dépasser les 150 000 $.
« C’est vraiment ce qui donne le coup d’envoi pour la finalisation des travaux », affirme André Bergeron.
Ce soutien financier de 150 000 $ maximum s’additionne à celui de 325 000 $ préalablement fait par la Ville d’Alma, à celui du ministère de la Culture et des Communications de 380 000 $ annoncé en mars dernier et à celui du Conseil du patrimoine religieux du Québec de 724 000 $ fait au début des démarches, portant à 1 579 000 $ l’appui monétaire fourni par des acteurs externes depuis le début de la restauration de l’église en 2019. À cela s’ajoutent les 1,2 M$ investis par la fabrique elle-même et ses paroissiens.
Dernière ligne droite
Selon André Bergeron, il ne manque plus qu’une centaine de milliers de dollars pour boucler le montage financier de la restauration.
Rappelons que si tous les travaux majeurs ont été réalisés, certaines interventions doivent encore être effectuées à l’intérieur de l’église afin qu’elle puisse être rouverte au public, soit la réparation des fissures présentes dans le plâtre ainsi que la peinture, après coup, des sections réparées.
Dans le coût des dernières interventions, il faut aussi calculer l’installation, puis la désinstallation des échafaudages nécessaires aux travaux ainsi que le ménage final et la réfection du parvis de l’église. En définitive, la restauration de l’église Saint-Joseph aura coûter près de 3 M$.
Sauver l’église, une priorité pour Alma
La mairesse d’Alma, Sylvie Beaumont, estime que la décision de la Ville d’investir davantage dans le projet est justifiée considérant que : « l’église Saint-Joseph fait partie de notre histoire, de notre paysage et de notre identité collective. Il est de notre responsabilité de tout mettre en oeuvre pour préserver ce lieu significatif, qui joue aussi un rôle clé dans la vitalité et la revitalisation de notre centre-ville. »
La réfection de l’église, ajoute la municipalité, « s’inscrit également dans la vision du programme particulier d’urbanisme (PPU) visant à rendre le centre-ville plus attractif et habité. Par sa présence, son histoire et son potentiel de mise en valeur, l’église Saint-Joseph constitue un élément phare de cette démarche. »