En collaboration avec la Ville d’Alma, la Société de développement commercial (SDC) d’Alma met en place un projet pilote visant à améliorer le sentiment de sécurité au centre-ville, rapporte Radio-Canada.
L’initiative prévoit l’embauche d’une personne-ressource qui aura pour mandat de circuler quotidiennement dans le secteur afin d’assurer une présence humaine et de rassurer à la fois les commerçants et la clientèle. Celui-ci devrait entrer en fonction avant la fin du mois de mai.
Contrairement à ce que son rôle pourrait laisser croire, cette personne ne sera ni un agent de sécurité ni un travailleur de rue. La SDC précise toutefois que l’approche se veut avant tout humaine. L'agent ne disposera donc d’aucun pouvoir d’arrestation, l’objectif n’étant pas la répression. En cas de situation tendue ou de crise, il agira plutôt comme premier point de contact pour tenter de désamorcer les conflits et éviter une escalade.
Selon la SDC, le projet répond à une demande formulée par ses membres à la suite d’une augmentation d’altercations et de bris d’équipement observés au centre-ville d'Alma au cours des dernières années.
Le projet pilote est financé en parts égales par la SDC et la Ville d’Alma. La municipalité dit appuyer cette initiative en raison du peu de soutien provenant du gouvernement du Québec. La mairesse d’Alma en profite pour réitérer son appel au gouvernement provincial afin qu’il en fasse davantage pour soutenir les villes confrontées aux enjeux liés à l’itinérance.
Du côté de Travail de rue d’Alma, des réserves sont exprimées face à la mesure, bien que l’organisme comprenne la volonté de la Ville et de la SDC de ne pas rester inactives devant la situation.
Les intervenants de l’organisme notent par ailleurs une hausse de l’intolérance envers les personnes en situation d’itinérance à Alma. Ils observent un ras-le-bol généralisé de la population, accompagné de la fermeture de plusieurs lieux et d’une réduction des ressources accessibles à cette population vulnérable.