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« Les élèves sont des guerriers des temps modernes » - Sylvie Vaillancourt, enseignante

Yohann Harvey Simard
Le 27 février 2022 — Modifié à 18 h 41 min le 27 février 2022
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Dans le cadre de la 15e édition des Journées de la persévérance scolaire, Trium Médias a recueilli les témoignages de plusieurs intervenants du milieu scolaire qui, chacun à leur façon, s’impliquent dans la réussite académique des jeunes.

David Comeau est coordonnateur aux activités aquatiques et jeunesses à Alma.

Également responsable du Camp de jour d’Alma, il a notamment travaillé au déploiement du projet Lit de camp, qui consiste en une série d’activités visant à contrer la perte d’acquis scolaire pendant la période estivale.

Selon lui, pour les jeunes qui rencontrent des difficultés sur plan académique, le fait d’intégrer un camp de jour est une occasion de se valoriser autrement.

« On peut avoir des jeunes pour qui c’est super difficile à l’école, mais qu’au camp de jour, on n’en entend pas parler parce qu’ils vont se valoriser dans les activités physiques et artistiques, mais aussi par leur dynamisme et leur créativité. »

Pandémie

Par ailleurs, entre les cours en ligne et la perte de leurs relations sociales, les jeunes ont été particulièrement mis à l’épreuve depuis le début pandémie.

« Les élèves sont très résilients, ce sont des guerriers des temps modernes. Ils ont presque tous des emplois étudiants et ils continuent de venir à l’école, de faire des efforts. Mais la pandémie a été très dure pour eux » souligne Sylvie Vaillancourt, enseignante à l’école secondaire la Cité étudiante de Roberval.

En effet, bien que ses élèves aient fait preuve d’un grand courage, elle dit malgré tout avoir constaté qu’une « lueur s’était éteinte dans leurs yeux ».

« C’est venu me chercher, confie-t-elle. En tant qu’enseignant, notre rôle est devenu très important. Je pense qu’on était comme un rempart autour d’eux.

Elle soutient que la diminution drastique de leurs contacts sociaux a considérablement affecté le moral, voire la santé mentale de ses élèves.

« Je pense que la pandémie c’est pire quand on est jeune qu’à mon âge.  Quand on vieillit, on a moins besoin de relations sociales, tandis que quand on est adolescent, on a besoin de voir nos amis, nos amoureux, nos amoureuses. Alors, moi, je leur lève mon chapeau. »

Adaptation scolaire

Mathieu Savard est directeur adjoint de la polyvalente Le Tournant à Dolbeau-Mistassini, une école destinée aux jeunes présentant un haut risque de décrochage.

« Au-delà de leur carapace ou des mauvais choix ou actions qu’ils peuvent faire, ce sont des jeunes tellement attachants. Lorsque tu réussis à développer un réel lien avec eux, ils te redonnent au centuple ce que tu leur donnes. »

En ce sens, il estime que ce qui fait d’un enseignant un bon enseignant, outre sa formation, est d’abord sa capacité à établir une relation de confiance avec ses élèves. « C’est ce qui fait naître les plus belles réussites », insiste-t-il.

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