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Bois Francs Bio Serra: la production augmente, contrairement aux employés

Yohann Harvey Simard
Le 04 mars 2022 — Modifié à 15 h 47 min le 04 mars 2022
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Bois Francs Bio Serra s’ajoute à la longue liste d’entreprises souffrant d’un manque de personnel au Lac-Saint-Jean.

En effet, l’entreprise de Saint-Monique est actuellement à la recherche d’une vingtaine d’employés supplémentaires. Plusieurs postes de journalier et de mécanicien demandent notamment à être pourvus.

Afin de favoriser l’attraction et la rétention du personnel, l’entreprise a redéfini par deux fois les termes de sa convention collective. La plus récente entente, ratifiée en juillet 2021, incluait en outre une augmentation salariale de 2$ de l’heure, des bonus d’assiduité ainsi que la possibilité d’effectuer des semaines de quatre jours, indique Jean Picard, directeur des ressources humaines.

« On pensait avoir une montagne de C.V. grâce à ça, mais ça n’a pas été le cas », laisse-t-il tomber.

L’amélioration des conditions de travail n’ayant pas eu les effets escomptés, Bois Francs Bio Serra a dû se tourner vers les services d’une firme de location de main-d’œuvre. Quatorze personnes ont ainsi pu être embauchées. Cependant, il ne s’agit que d’employés contractuels, ce qui ne règle donc pas le problème de façon permanente.

À plus long terme, Jean Picard estime que la seule issue semble être le recrutement à l’international.

« Présentement, à l’usine, j’ai quatre travailleurs tunisiens, et nous sommes extrêmement satisfaits. »

D’ailleurs, des démarches devant permettre l’embauche d’une dizaine d’autres travailleurs étrangers en provenance de la Tunisie et de Madagascar ont cours.

Augmentation de la production

La pénurie de main-d’œuvre n’a toutefois pas empêché Bois Francs Bio Serra d’augmenter sa production de 30% depuis le début de la pandémie.

Les activités de l’entreprise ont été fortement stimulées par la hausse du prix du bois de même que par la multiplication des travaux de rénovation, explique Jean Picard.

Là où le bas blesse, poursuit-il, c’est plutôt en ce qui a trait aux inventaires, lesquels fondent à vue d’œil à défaut d’avoir suffisamment d’employés pour les maintenir.

« On a terriblement dû diminuer nos inventaires, ce qui fait qu’on est maintenant presque dans le just in time. »

Autrement dit, il serait difficile pour l’entreprise de répondre à toute demande imprévue, les inventaires permettant seulement de subvenir aux contrats récurrents.

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