Actualités

Temps de lecture : 1 min 53 s

La crue printanière coûte cher

Yohann Harvey Simard
Le 03 juin 2022 — Modifié à 01 h 34 min le 04 juin 2022
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Les dégâts commençaient à se faire apercevoir autour du lac ­Saint-Jean la semaine dernière alors que la décrue s’enclenchait peu à peu. Dégâts dont la facture ne pourra pas être entièrement refilée à ­Rio ­Tinto.

Routes et maisons inondées, érosion des berges, mise en place de sacs de sable, opérations de nettoyage, la dernière crue printanière a été source de nombreux désagréments pour les municipalités situées aux abords du ­Pekuakami.

« ­Il y a des dommages, il y a dommages, insiste le maire de ­Saint-Henri-­de-Taillon, ­Laval ­Fortin. À ma résidence, j’ai eu 15 pieds de rongés d’un bord. À la plage ­Wilson, les dunes ont aussi été mangées de plusieurs pieds. Et c’est sûr qu’il y a eu des quais d’arrachés. »

Or, cela entraîne des coûts « quand même majeurs » pour la municipalité, qui a surtout mené un travail de prévention, notamment afin d’éviter que des routes ne deviennent impraticables.

« ­On a circulé dans le village allégrement pendant une dizaine de jours pour s’occuper de notre monde. On n’a pas lâché. On a mis beaucoup de sacs de sable », assure le maire.

Il ajoute avoir bénéficié d’une « excellente collaboration » de la part de ­Rio ­Tinto tout au long des opérations.

Les berges du lac Saint-Jean se sont érodées de façon significative à Saint-Henri-de-Taillon.

Métabetchouan-Lac-­à-la-Croix

« ­On a été très touchés », affirme quant à lui le maire de ­Métabetchouan-Lac-­à-la-Croix, ­André ­Fortin.

En outre, il soutient que la montée des eaux à 18,5pi a provoqué le déracinement de plusieurs grands arbres.

« ­On a demandé à ­Rio ­Tinto comment ils pouvaient nous aider avec ça. On n’a pas encore eu de réponse, mais c’est parti pour être plutôt positif. »

Quoi qu’il en soit, c’est à ses frais que la municipalité aura dû déployer plusieurs employés sur le terrain, ne ­serait-ce que pour procéder à l’évaluation des dégâts. Car si le coût des dommages liés aux berges est assumé par ­Rio ­Tinto, rappelons que ce n’est pas le cas de tous les frais collatéraux.

En ce sens, ­André ­Fortin enjoint les citoyens dont les berges se sont érodées à en faire le signalement auprès du ­Programme de stabilisation des berges du lac ­Saint-Jean.

­Saint-Gédéon

Pour sa part, le maire de ­Saint-Gédéon, Émile ­Hudon, indique que les dégâts ont principalement été constatés dans le secteur de ­Pointe-du-Lac, où 10 à 15 résidences ont été inondées.

« ­Il va y avoir un bon ménage à faire », ­résume-t-il, précisant qu’une partie des coûts seront couverts par la ­Sécurité civile.

Le pire évité de justesse

Somme toute, les trois maires laissent entendre que les conséquences de la dernière crue printanière n’ont pas été catastrophiques.

Cependant, ils se rejoignent également sur le fait que les dommages auraient été décuplés si tant est que les vents eussent soufflé tel qu’annoncé.

« C’est sûr qu’il va y avoir des leçons à tirer », conclut Émile ­Hudon.

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

10 jours d’absence rémunérée réclamée pour les victimes

Une délégation de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) s’est présentée hier à l’Assemblée nationale afin de sensibiliser les parlementaires à leur revendication d’accorder 10 jours d’absence rémunérés aux personnes victimes de violence conjugale. Représentant majoritairement des femmes, ...

Publié à 13h30

Portrait des enseignants sans brevets au Saguenay-Lac-Saint-Jean

On parle actuellement de milliers d’enseignants qui exerceraient leur profession sans brevet dans les écoles québécoises. Et en septembre dernier, un prof sur dix ne détenait pas de brevet au Québec. Mais au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qu’en est-il ? Selon des chiffres obtenus par des demandes d’accès à l’information par le Quotidien, il y aurait ...

Publié à 13h04

L’itinérance encore bien présente à Alma

Surdoses, altercations mouvementées, défécations dans des lieux publics; l’itinérance et les problèmes qui en découlent sont de plus en plus prégnants à Alma. Soulignons d’entrée de jeu que ces actes sont le fait d’une minorité de personnes itinérantes. Cela dit, il n’en demeure pas moins que l’itinérance, concentrée au départ dans le ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES