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Un combat qui se poursuit pour Jean Boudreault

Yohann Harvey Simard
Le 24 mai 2023 — Modifié à 14 h 05 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Grâce à son traitement par stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTR), Jean Boudreault se sent en pleine possession de ses moyens. Avec un cerveau qui fonctionne normalement, il lui apparaît même absurde d’avoir sacrifié tant de facettes de sa vie en raison de son trouble anxiodépressif.

Il doit d’ailleurs faire attention de ne pas se culpabiliser pour des évènements qui étaient hors de son contrôle, comme la perte de sa maison, dont il avait dû se départir faute de pouvoir s’en occuper à cause de son état dépressif. Jean Boudreault avait ensuite dû être placé en résidence pour aînés à l’âge d’à peine 55 ans.

Maintenant que son trouble anxiodépressif est sous contrôle, le sexagénaire peine à croire qu’il a pu prendre une telle décision.

« Comment ça se fait que j’ai vendu ma maison? Quelle sorte de voyage je viens de faire là? », a-t-il commencé à se demander après son traitement.

« On aurait dit que je voulais reprendre 40 ans de ma vie en un mois. Je ne pense plus pareil du tout, je n’ai plus le même cerveau. Alors, je regrettais d’avoir vendu ma maison parce que là, je me retrouvais tout à coup sans angoisses. Je faisais beaucoup de culpabilité », explique-t-il.

Accompagnement

C’est que les effets de la SMTR peuvent parfois être si marqués qu’ils en sont déroutants pour le patient, comme ce fût cas pour Jean Boudreault.

« À la suite du traitement, dit-il, j’ai eu besoin d’explications tellement j’avais vécu un changement radical. Le spécialiste a vraiment dû m’expliquer ce qui se passait. Sinon, j’aurais été perdu », admet le patient.

Certes déstabilisante, la soudaine paix d’esprit ressentie par Jean Boudreault est pour lui un cadeau du ciel.

Une victoire relative

Si la majorité des patients soumis à la SMTR constatent une amélioration durable de leur état psychologique, d’autres, à l’instar de Jean Boudreault, ont besoin de séances dites de « maintien », sans quoi leurs maux reviennent au galop.

« Il y a certaines personnes à qui on donne le traitement et dont on n’entend plus jamais parler après. Ce sont des personnes pour qui le traitement a été une réussite totale », dit Luc Cossette.

Luc Cossette est psychiatre et chef du département de psychiatrie de l’hôpital d’Alma.

Pour sa part, Jean Boudreault affirme observer une dégradation de sa santé mentale au cours des mois suivants ses traitements. C’est d’ailleurs avec impatience qu’il attend que soient commercialisés des appareils de SMTR à usage personnel, ceux utilisés en milieu hospitalier étant trop dispendieux.

 

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