Mercredi, 19 juin 2024

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70 ans de mariage, 70 ans d’amour pour Patricia Lessard et René Pearson

Yohann Harvey Simard
Le 07 juin 2024 — Modifié à 12 h 08 min le 07 juin 2024
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Les routes de Patricia Lessard et de René Pearson se sont croisées il y a 71 ans et ne se sont plus jamais séparées depuis. Le couple d’Alma fêtait son 70e anniversaire de mariage au mois de mai dernier. 

« Voulez-vous danser? », demanda René Pearson à Patricia Lessard en 1953 lors d’une soirée dansante à l’église Saint-Sacrement. « Avec plaisir », lui répondit la jeune femme. Une question et une réponse qui signeront le début d’une union qui perdure encore aujourd’hui.

« C’est l’amour. C’est l’amour qui nous a tenus ensemble », lance sans hésitation Patricia Lessard quand on lui demande le secret de son mariage.

« Et puis notre force, poursuit-elle, ça a été le respect et le dialogue. C’est important, très important de se parler. »

Patricia Lessard et René Pearson ont prononcé leurs vœux un an après leur rencontre. Ils étaient respectivement âgés de 19 et 20 ans.

« Vu qu’on n’avait pas l’âge légal pour se marier, j’avais dû convaincre mon père de nous en donner l’autorisation. Mais il voyait bien que nous étions en amour, alors il a accepté. Ça a été ma première victoire! » raconte René Pearson.

En avance sur leur temps

Patricia Lessard estime que la liberté qu’elle et son mari se sont toujours accordée a aussi beaucoup contribué à la longévité de leur union. 

« Je me souviendrai toujours quand, dès le début, René m’a dit que je ne serais jamais son esclave. Il faut savoir qu’à ce moment-là, quand un homme parlait, c’était comme si le Bon Dieu parlait. »

Par ailleurs, ce qui rend l’histoire de Patricia Lessard et de René Pearson inspirante, ce n’est pas tant la durée de leur mariage, mais plutôt la façon dont, même après 70 ans, ils continuent de participer au bonheur de l’autre.

« Nous nous ne sommes jamais empêchés de faire ce qu’on envie de faire. Chacun était libre de poursuivre ses propres rêves. Et quand on se retrouvait ensemble après avoir été séparés quelques jours, on avait toujours plein de choses à se dire. Et on s’écoutait. Nous étions une équipe. »

Deuil

S’ils ont surtout vécu des moments lumineux, le couple a aussi connu des jours plus sombres, le plus triste d’entre eux étant sans doute celui du décès de leur fils Ghislain.

« Ce qui nous a consolés, c’est que nous avons seulement gardé de beaux souvenirs de lui. Nous parlions beaucoup avec notre fils, nous étions proches. Alors, quand il est parti, nous n’avions rien à regretter. Et puis, nous savions qu’il était mort heureux et sans douleur. »

Ghislain Pearson, frère de trois sœurs, est mort dans son sommeil il y a trois ans. « Quand nous avons vu son visage, il avait tellement l’air serein. Ghislain était très spirituel, c’est comme s’il avait trouvé ce qu’il cherchait », concluent ses parents, visiblement sereins eux aussi.

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