Le Parti Québécois (PQ) s’engage à faire de la lutte contre la violence en milieu scolaire l’un des axes centraux de son programme s’il forme le prochain gouvernement.
S’il prend le pouvoir en octobre prochain, le parti souverainiste promet des sanctions « claires et plus sévères » contre les auteurs de violence pour réduire le nombre d’incidents et renforcer la prise de conscience de la gravité de tels comportements.
Le parti promet aussi de tenir un Forum de concertation afin de mobiliser tous les acteurs de la société civile dans le but de mettre en place des mesures contre la violence à l'école. D’ici là, le PQ réitère sa demande pour la tenue d’une nouvelle Enquête nationale sur la violence en milieu scolaire, afin d’obtenir un portrait juste et actuel de la situation.
Un contexte jugé préoccupant
Cette annonce survient dans un climat marqué par une hausse documentée des cas de violence dans les écoles québécoises, le plus récent rapport du Protecteur de l’élève faisant état de 1 077 plaintes liées à des violences à caractère sexuel dans les milieux scolaires au cours de la dernière année.
À cela s’ajoutent plusieurs reportages et enquêtes décrivant une montée de l’intolérance, de l’intimidation et de gestes violents, dont certains ont circulé massivement sur les réseaux sociaux dans les derniers mois.
Pour Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia et porte-parole du PQ en matière d’Éducation, le problème ne peut plus être ignorée. « On ne peut pas laisser la situation se dégrader au point de perdre le contrôle. », affirme-t-il.
Le parti insiste aussi sur la nécessité de replacer les victimes au cœur des interventions. À cet égard, Pascal Bérubé juge inacceptable que les personnes ciblées par des actes violents soient parfois forcées de changer d’établissement pour assurer leur sécurité. « Les victimes ne devraient jamais avoir à changer d'école après avoir subi des actes d'intimidation ou de cyberintimidation. », soutient-il.