À l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, des membres de groupes sociaux, communautaires et syndicaux de la région se sont rassemblés ce matin derrière le presbytère Saint‑Joseph d’Alma.
Dès 10 h, les participants ont pris part à une manifestation assise devant les bureaux de Service Québec pour dénoncer les « politiques d’austérité » du gouvernement et revendiquer un réinvestissement massif dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome. Réunis à l’invitation de la Coalition Main rouge, les manifestants ont également exprimé leur inquiétude face aux décisions gouvernementales qu’ils jugent néfastes pour les conditions de vie de la population.
Selon le regroupement, la récente démission du premier ministre François Legault constituerait « un aveu d’échec » du gouvernement caquiste. Celui-ci est accusé d’avoir « priorisé les élites économiques », ce qui, selon les manifestants, aurait contribué à la détérioration du filet social et des droits de la population, à l’aggravation des inégalités et à freiner la lutte contre les changements climatiques.
« Depuis plus d’une décennie, les mesures d’austérité sont présentées comme une fatalité, un mal nécessaire auquel il serait impossible d’échapper. Or, la réalité est tout autre : ces politiques découlent de choix politiques et fiscaux bien précis. Des solutions existent, et leur mise en œuvre relève avant tout d’une question de volonté politique. », a déclaré Valérie Lépine, porte-parole de la Coalition Main rouge.
Celle-ci réclame une plus grande justice fiscale pour lutter contre les inégalités sociales qui, selon elle, se creusent et pour assurer des conditions de vie dignes à l’ensemble de la population.
« Continuer de faire payer la facture aux mêmes pendant que les plus riches y échappent n’est ni juste ni soutenable. », a-t-elle ajouté.
Augmenter les revenus de l’État
La Coalition Main rouge propose plusieurs mesures fiscales visant à augmenter les revenus de l’État de manière équitable ce qui lui permettrait de réaliser ses missions fondamentales et de répondre aux besoins de la population.
Parmi les solutions mises de l’avant figurent l’instauration d’un impôt sur le patrimoine du 1 % le plus riche, la réinstauration de la taxe sur le capital pour les institutions financières, une hausse du nombre de paliers d’imposition pour accroître la progressivité fiscale, une imposition accrue des gains en capital et un resserrement de la lutte contre les paradis fiscaux.
Selon le regroupement, ces mesures combinées pourraient permettre au gouvernement de récupérer plus de 20 milliards de dollars par année, et ce, sans recourir à de nouvelles compressions dans les services publics.
Les organisations régionales présentes espèrent que leur mobilisation encouragera les personnes engagées ou souhaitant s’engager en politique provinciale à porter une attention particulière aux solutions proposées.