Christine Fréchette l’a répété lors de son passage à Alma la semaine dernière : si elle devient première ministre, elle s’engage à promulguer une pleine clause de droit acquis pour les personnes présentes au Québec lors de la fermeture du Programme de l'expérience québécoise (PEQ).
Contrairement à une approche sélective, comme celle privilégiée par son opposant Bernard Drainville, la députée du Sanguinet prône une réinstauration complète des règles précédentes pour ces travailleurs pour une période deux ans. Elle soutient que ceux qui étaient déjà dans le processus du PEQ au moment de son abolition, en novembre 2025, doivent pouvoir le finaliser selon les règles en vigueur lors de leur arrivée puisque, estime-t-elle, « il est important de permettre aux gens qui étaient venus au Québec pour profiter de ce programme-là de pouvoir le faire ».
Cette position découle des rencontres que l’aspirante première ministre a eues avec des travailleurs, des étudiants et des familles, rencontres qui l’ont amenée à vouloir corriger la fin abrupte du programme par le gouvernement Legault. Elle souhaite ainsi équilibrer la rigueur de l'immigration avec une approche plus humaine et sécurisante pour ceux déjà engagés dans le processus. « Quand on intervient sur des parcours de vie, dit-elle, c’est important de le faire de manière flexible, graduelle, sans drames. »
Christine Fréchette a également mentionné vouloir accélérer la transition vers le nouveau système de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).
Pour sa part, Bernard Drainville propose d'offrir des clauses droits acquis aux résidents temporaires travaillant depuis au moins deux ans dans des secteurs clés, tels que la santé, l’éducation, la construction et le secteur manufacturier, pour obtenir la résidence permanente. Il privilégie par ailleurs des personnes avec une bonne maîtrise du français pour réduire le nombre d'immigrants temporaires.
Autoroute Alma-La Baie
Au sujet de la terminaison du lien autoroutier entre Alma et La Baie, la candidate à la chefferie de la Coalition Avenir Québec a affirmé être au fait qu’il s’agissait d’un « dossier prioritaire pour la région », et qu’elle entend par conséquent « mettre ça dans les priorités en termes d’investissements régionaux » s’il elle est élue.
Christine Fréchette n’a toutefois pas fait de promesses, expliquant que pour elle, il s’agirait plutôt d’ordonnancer l’autoroute parmi les autres projets régionaux en attente. « Est-ce que le bloc opératoire de l’Hôpital de Chicoutimi sera plus important? Il y a une question d’ordonnancement aussi. »