Les enfants nés au début des années 2020 se font davantage lire des livres à la maison que ceux nés à la fin des années 1990, selon de nouvelles analyses de l’étude longitudinale Grandir au Québec réalisée par l’Institut de la statistique du Québec.
Ainsi, à seulement cinq mois, près de quatre enfants sur dix nés en 2020-2021 (39 %) se faisaient déjà lire quotidiennement par un adulte de la maison, comparativement à 21 % chez ceux nés en 1997-1998. L’écart demeure notable à un an et demi (61 % contre 47 %) et à deux ans et demi (65 % contre 40 %).
La lecture commence aussi plus tôt. Environ le quart des enfants nés en 2020-2021 (26 %) ont été initiés aux livres avant l’âge de deux mois, alors que cette proportion ne s’élevait qu’à 15 % chez la cohorte née à la fin des années 1990.
Toutefois, cette tendance ne s’étend pas à toutes les dimensions de la relation des tout-petits avec les livres. L’Institut observe un recul de la proportion d’enfants de deux ans et demi qui manipulent ou feuillettent quotidiennement des livres, des revues ou des bandes dessinées de leur propre initiative. Cette proportion est passée de 66 % chez les enfants nés en 1997-1998 à 57 % chez ceux nés en 2020-2021.
Des disparités liées au sexe et au contexte socioéconomique
Au début des années 2020, les fillettes de deux ans et demi étaient légèrement plus susceptibles que les garçons de se faire lire des livres tous les jours (68 % contre 63 %) et de feuilleter des documents de lecture par elles-mêmes (59 % contre 54 %).
Les écarts sont encore plus marqués selon le niveau de scolarité de la mère et le revenu du ménage. Les enfants dont la mère détient un diplôme universitaire et ceux qui ne vivent pas dans un ménage à faible revenu sont plus nombreux à bénéficier d’un environnement riche en livres : ils se font lire plus souvent, ont accès à plus de 40 livres pour enfants à la maison et fréquentent davantage les bibliothèques.