Un récent sondage mené par le groupe financier BMO auprès de 1 500 répondants met en lumière la préoccupation grandissante des Canadiens quant à leur retraite qui s’annonce plus difficile que pour les générations précédentes.
Malgré ces inquiétudes, de nombreux Canadiens sont toutefois déterminés à soutenir financièrement leurs enfants, même si cela signifie sacrifier leur propre sécurité financière à la retraite.
Écart entre les retraites
Selon le sondage, 67 % des Canadiens estiment qu’il sera plus difficile pour eux d’épargner et d’investir pour leur retraite comparativement à leurs parents. Ce sentiment est particulièrement fort chez les millénariaux, dont 73 % jugent leur avenir financier plus incertain que celui de leurs parents. Ils sont suivis par la génération X (67 %), la génération Z (61 %) et les baby-boomers (60 %).
« Compte tenu de l'incertitude qui entoure le coût de la vie et l'avenir de la retraite, il est naturel que les Canadiens s'inquiètent de savoir s'ils épargnent suffisamment. », a déclaré Paul Lalonde, chef de la Planification de patrimoine de BMO.
Inquiétudes pour les générations futures
Cette préoccupation dépasse également le cadre individuel. 77 % des répondants croient que la retraite sera encore plus difficile pour la génération suivante. Les baby-boomers se montrent les plus préoccupés (82 %), suivis des millénariaux (78 %), de la génération X (75 %) et de la génération Z (67 %).
Cette inquiétude se traduit aussi par un désir marqué d’aider ses enfants à faire face à un avenir économique incertain. Parmi la moitié (49 %) des personnes sondées qui prévoient soutenir financièrement leurs enfants adultes, 83 % reconnaissent que ce soutien risque d’affecter leurs propres plans de retraite.
Ce sentiment de devoir aider la prochaine génération est d’autant plus fort chez les jeunes générations. Ainsi, 68 % des membres de la génération Z indiquent qu’ils comptent offrir un soutien financier à leurs enfants, suivis des millénariaux (58 %), de la génération X (42 %) et des baby-boomers (38 %).
« Nous voyons de plus en plus de familles penser au-delà de leur propre retraite et planifier la transmission de leur patrimoine à la génération suivante. », a déclaré Lydia Potocnik, vice-présidente et directrice régionale de Services de fiducie et de succession chez BMO.