Mardi, 27 février 2024

Sports

Temps de lecture : 1 min 49 s

Kayak en eau vive : Une meilleure éducation pour démocratiser le sport 

Janick Émond
Le 10 juin 2022 — Modifié à 10 h 22 min le 10 juin 2022
Par Janick Émond - Journaliste

Kayak en eau vive : Une meilleure éducation pour démocratiser le sport 

Le kayakiste Louis-Philippe Rivest a créé tout un buzz sur les réseaux sociaux il y a un peu plus d’une semaine. L’athlète, originaire de Dolbeau-Mistassini, a profité de la montée des eaux afin de dévaler les rapides de la rivière Mistassini, sous le pont Suzanne-Beauchamp-Niquet, de même que la 11e chute à Girardville.  

La séquence vidéo, publiée sur son profil Facebook et qui a récolté plus de 46 000 visionnements, démontre à quel point la rivière était mouvementée.  

« C’était la 6e fois que je descendais les rapides du pont de Dolbeau-Mistassini. Je l’ai déjà fait avant où le niveau d’eau était encore plus élevé, mais ça reste que cette fois-ci, le débit de la rivière était très fort. Ce n’était pas facile, mais j’ai réussi à faire ma ligne. C’était vraiment une expérience trippante », raconte-t-il.  

Un sport marginal 

Le kayak en eau vive est encore aujourd’hui un sport marginal dans la région. Même s’il constate que de plus en plus de personnes s’y initient, Louis-Philippe Rivest croit que ce sport gagne à être connu au Saguenay-Lac-Saint-Jean.  

« On est vraiment gâté ici. On a plein de beaux parcours, autant pour les débutants, les intermédiaires et les experts. C’est possible de faire une belle progression et de gagner en expérience en restant seulement dans la région. » 

Selon lui, la raison que peu de gens ici pratiquent le kayak en eau vive s’explique par l’éducation faite autour des cours d’eau.  

« Quand on est petit, on se fait dire de ne pas s’approcher des rivières, des rapides, des plans d’eau. On nous éduque en nous faisant comprendre que c’est dangereux et qu’on peut mourir. L’enseignement est surtout négatif, donc on garde une peur face à ça. » 

Il croit donc qu’avec une éducation où les jeunes sont plutôt formés et encadrés vis à vis les cours d’eau permettrait de démarginaliser le sport.  

« Ça reste quand même un sport extrême si on peut le dire. Mais tout est une question d’éducation. Ici, j’ai plein d’amis qui font du motocross et c’est mieux vu et mieux compris, alors que c’est aussi dangereux. Tout est vraiment une question d’éducation et de mentalité. » 

Voir autrement 

Louis-Philippe adore le kayak et parcourir les rivières partout dans le monde, puisque ça lui permet de voir les territoires autrement.  

« En plus de voir un autre côté des pays, on peut voir aussi toute l’éducation et les liens entre les peuples et leurs rivières. » 

L’athlète jeannois a parcouru le monde afin d’exercer son sport de prédilection. Après deux ans où la pandémie lui a mis des bâtons dans les roues, il souhaite reprendre ses voyages au cours des prochains mois.  

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