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Marc Bergeron, de jeune décrocheur à photographe officiel de l’OTAN

Yohann Harvey Simard
Le 07 octobre 2022 — Modifié à 10 h 02 min le 07 octobre 2022
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Marc Bergeron s’engage dans les Forces armées canadiennes en 1984 en tant que soldat et photographe de guerre. Armé d’un fusil d’assaut, mais surtout d’un appareil photo, l’Almatois ira aux quatre coins du monde et immortalisera des scènes aussi saisissantes que troublantes durant près de deux décennies.

Tout commence dans les 70. Marc Bergeron n’est encore qu’un adolescent. En proie au décrochage scolaire, il s’initie à la photo sous les encouragements d’un enseignant du Pavillon Wilbrod-Dufour qui y voyait une façon de redonner le goût à l’école au jeune garçon.

Son professeur avait vu juste puisqu’à partir de ce moment, Marc Bergeron ne séchera plus un seul cours. Même que de jeune décrocheur, il deviendra éventuellement détenteur d’un diplôme d’études collégiales en photographie. Après quoi, en 1984, il s’enrôlera dans les forces armées comme photographe.

Marc Bergeron, photographe officiel de l’OTAN

Au tournant des années 80, Marc Bergeron participe à un concours dont le gagnant aura l’opportunité de partir un an en mer comme photographe officiel des forces de l’OTAN. Du haut de ses 23 ans, le jeune Almatois remporte le concours. Il n’en revient pas lui-même.

« Tu passes pratiquement 13 mois à voyager à travers le monde sur des navires de guerre. Le matin, tu peux être dans un sous-marin. L’après-midi, tu peux être sur un bateau. Le soir, tu peux être dans un hélicoptère. En claquant des doigts, je pouvais demander à être wincher d’un bateau à un hélicoptère pour être transporté sur un autre bateau étranger qui fait partie de l’OTAN », se souvient l’homme de 61 ans.

En l’espace d’un an, celui qui, il n’y a pas si longtemps encore, arpentait les rues Sacré-Cœur et Collard, sera catapulté dans pas moins de 18 pays.

« Tu peux partir 26 jours en mer et arriver à Amsterdam pour huit jours. Ensuite, tu pars de là pour te rendre à Londres pour deux semaines. Après, tu peux aller passer cinq semaines dans l’Atlantique Nord sans jamais toucher terre. Tu es toujours en exercice, tu es toujours en déploiement. »

Un p’tit gars d’Alma dans le Globe and Mail

Marc Bergeron obtient son premier photoreportage en 1987. Celui-ci porte sur la guerre froide qui opposait alors les forces soviétiques à celles de l’OTAN. Ses photos seront publiées dans le Globe and Mail, dont le tirage se chiffrait à quelque 8 millions d’exemplaires à cette époque.

Marc Bergeron prendra notamment le cliché d’un B-52, le plus éminent bombardier de la flotte aérienne américaine, avec en avant-plan un drapeau de l’OTAN hissé dans le haut du mât d’un navire une guerre. Une photo qui sera reprise par tous les grands médias de la planète, affirme-t-il.

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